2016 : Tshisekedi fixe cinq impératifs pour gagner

Cette journée est spéciale car, nous commémorons un événement grandiose de notre histoire. En effet, c’est le 15 février 1982, soit 34 ans jour pour jour que notre parti, l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), a vu le jour. Cette formation est née au plus fort du règne d’un régime dictatorial réputé puissant et sanguinaire sur tout le continent.

Contre vents et marées et au prix d’énormes sacrifices, dont d’innombrables victimes, martyrs ayant perdu la vie, notre parti a mené sa lutte dans la non-violence, et pour que soit instauré en RD Congo un État de droit démocratique, où les droits et libertés universellement reconnus, sont garantis.

Il convient de noter également que si l’objectif poursuivi par un Parti politique est certainement de conquérir le pouvoir, l’exercer et le conserver démocratiquement, il n’en reste pas moins vrai que la structure éminemment démocratique et sociale de l’UDPS est de nature à former des dirigeants, issus de la masse, en stimulant le sens de l’initiative et de la responsabilité.

Ce dernier objectif  moins immédiat peut-être, mais non moins important, nous a amenés à lutter sous la conduite du Parti, dans la tolérance, l’apprentissage et la pratique assidus de la démocratie dans les structures délibérantes du Parti, pour enfin démystifier la dictature et vaincre la peur.

Cette lutte continue jusqu’à ce jour, d’autant plus qu’en face de nous, nous avons toujours affaire à cette dictature qui menace incessamment les intérêts du peuple congolais.

Celle-ci utilise insidieusement tous les moyens, avec l’appui de puissantes forces obscures, pour disperser nos forces, nous diviser et nous affaiblir afin de continuer à régner par défi et sans pudeur.

Chers combattantes et Combattants,

Lors du premier congrès de notre Parti, nous avions arrêté des dispositions pertinentes pour prévenir les divisions et éviter des conflits perpétuels de personnes au sein du Parti. Nous avions ainsi dit non à l’émiettement structurel par des dédoublements des organes. Le régime disciplinaire avait été renforcé et le principe de l’égalité en droits et devoirs de tous les membres du Parti assuré.

Pour la seconde fois, l’UDPS s’apprête à célébrer son deuxième Congrès ordinaire. La Commission préparatoire de ce Congrès est à pied d’oeuvre en vue de sa convocation dans les semaines à venir. II va de soi qu’avec toutes les vicissitudes connues au cours de l’an dernier, ce Congrès soit placé sous le signe de la refondation et de l’unité en vue de nous en sortir puissants et solidaires.

J’invite les jeunes, non seulement à se prendre en charge, mais encore à comprendre que leur avenir dépend de la lutte qu’ils auront menée pour l’instauration totale de la démocratie en République Démocratique du Congo. C’est un Etat démocratique qui se doit de leur garantir la sécurité sociale, les placer dans de bonnes conditions d’études .et plus tard, leur assurer l’accès à l’emploi.

Pour gagner le reste de notre combat, cinq impératifs s’imposent à l’UDPS et à toutes les forces du changement. à savoir: L’imagination, le courage, la conscience des défis, le don de soi et enfin l’unité. Concernant particuIièrement cette unité, celle-ci reste une nécessité et une garantie pour gagner ensemble les batailles présentes et celles à venir.

J’en appelle au sens du devoir, d’abnégation et du sacrifice de tout un chacun pour la bonne marche du Parti, la cohésion des forces du changement et pour la sauvegarde de l’intérêt supérieur de la Nation.

 Combattantes et Combattants,

Chaque fois quand l’UDPS célèbre son anniversaire, le jour suivant est celui de la commémoration de la «Marche pacifique des chrétiens » de 1992, marche qui s’était terminée dans le sang. C’est pourquoi, à cette occasion qu’offre la célébration du 34ème anniversaire de notre cher Parti, j’exhorte l’ensemble du peuple congolais à honorer la mémoire de nos compatriotes et des chrétiens, parmi lesquels figuraient des combattantes et combattants de l’UDPS, tombés sous les balles du pouvoir dictatorial alors finissant, le 16 février 1992.

De ce fait, j’apporte mon soutien à toutes les manifestations pacifiques programmées pour faire pression sur le gouvernement actuel et particulièrement à la ville-morte prévue pour ce mardi, 16 février 2016. De plus, j’exige la libération sans condition, des prisonniers politiques détenus à cause de leurs opinions librement exprimées.

Que vive la RDC !

Que vive l’UDPS !

Fait à Bruxelles, le 15 février 2016.

Etienne TSHISEKEDI WA  MULUMBA

Président

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