Le Vatican a-t-il obligé la CENCO à soutenir le Dialogue?

Dialogue ? On en reparle .Soudainement . Ou presque. Paradoxe : ce n’est pas à l’initiative du Pouvoir. Cette fois-ci ce sont les Evêques qui sont à la manœuvre. Comme ces étrennes qui arrivent au moment où l’on s’y attend le moins, le Saint-Père a exhorté notamment les Congolais au dialogue. Un cadeau de fin d’année pour le moins inespéré.
Une lueur qui vient du Vatican. Pour tout catholique, cela a son sens. Et plus spécialement, quand l’exhortation vient d’un pape dont la marque de fabrique est de faire bouger les lignes, cela vaut éclaircie. Message urbi et orbi capté et décodé naturellement cinq sur cinq par les princes de l’Eglise catholique en terre congolaise.

Voilà, nos évêques qui reprennent leur bâton de pèlerin -au propre comme au figuré – pour décliner leur vocation de princes de la paix. Les Congolais, en ce compris des non catholiques- ne demandent qu’à espérer que l’Eglise revienne ou reste, c’est selon, au centre du village. Là est la place des hommes de Dieu.

A partir de là, l’Eglise catholique peut à nouveau jouer son rôle de locomotive des confessions religieuses dans la recherche des solutions à la  » crise  » congolaise à venir. Une Eglise qui risquait de se trouver instrumentalisée par tous ces politiciens en mal de mobilisation. Lesquels comptent sur les troupes de fidèles dans leur bras de fer avec le Pouvoir.

Une recette qui a fait florès durant la transition Mobutu et dont le point d’orgue a été la marche des chrétiens du 16 février 1992. Tiens ! A propos de cette date, des partis de l’Opposition comme du Pouvoir appellent à des manifs de rue. C’est sans ignorer que l’Eglise catholique envisage d’organiser une marche de commémoration du massacre des chrétiens. Ceci explique sans doute cela.

José NAWEJ

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