Dans sa présentation des vœux au peuple congolais. Il lui a exigé de respecter la Constitution et renoncer définitivement à l’idée de briguer un nouveau mandat présidentiel.

Comme l’ont fait plusieurs leaders politiques à l’occasion de la présentation des vœux de nouvel an, le député national Franck Diongo, président national du Mouvement Lumumbiste Progressiste (MLP), a fait un message à la nation, lundi 4 janvier 2016, à Kinshasa, au cours duquel il a demandé au président Joseph Kabila de sortir de son mutisme en se prononçant clairement sur son avenir politique.

Il lui a exigé, de manière tranchante, de respecter la Constitution et renoncer définitivement à l’idée de briguer un nouveau mandat présidentiel. Le radical et inamovible opposant indique avoir conseillé, à maintes reprises, le chef de l’état d’adresser un message d’apaisement à la population en indiquant qu’il va respecter la constitution en ce qui concerne la limitation des mandats présidentiels, afin de calmer les esprits.

A la place, déplore-t-il, ce sont les attaques dirigées contre l’opposition. Au même moment, poursuit-il, les caciques de la Majorité présidentielle ne tarissent pas d’initiatives ou de déclarations pour modifier ou changer la Constitution. A cela s’ajoute malheureusement, le blocage délibéré et voulu du processus électoral.

Pour lui, il est clair que le pouvoir en place veut que l’actuel chef de l’Etat reste au pouvoir malgré l’interdiction lui faite par la Constitution.  » Notre position est que la force doit rester à la loi, en l’occurrence ici la Constitution de la République, autant que nous combattrons par tous les moyens républicains la loi de la force.

Notre combat n’est donc pas mené contre ou pour un homme. Nous nous battons depuis des années, et davantage aujourd’hui, pour honorer le sacrifice des pères fondateurs du Congo « , explique-t-il.

Cet opposant pense que, changer la Constitution dans les circonstances actuelles, revient ni plus ni moins à déchirer l’Accord global et inclusif de décembre 2002 signé par les délégués de la classe politique, de la société civile et les forces vives de la nation réunis en dialogue intercongolais à Sun City, en Afrique du Sud, avec l’appui de la communauté internationale.

Pour éviter la confusion, insiste Franck Diongo, le président Kabila doit se déterminer.  » Nous persistons donc à penser que le chef de l’Etat détient à ce sujet la clé de l’apaisement, pour ne pas dire de la paix.

Les bons exemples ne manquent pas : nous pensons particulièrement à ces chefs d’Etat africains qui ont rassuré leurs peuples, certains avant même le début de leur deuxième mandat, qu’ils se conformeraient à la Constitution et ne brigueraient pas de troisième mandat « , a-t-il rappelé.

Pour 2016, ce député de l’Opposition pense que le combat de tous les patriotes doit être de défendre le respect de la Constitution. Il ajoute que  » refuser ou se dire incapable d’organiser l’élection présidentielle dans les délais, traduirait un échec lamentable du pouvoir en place.

Il devrait alors tirer toutes les conséquences qui s’imposent en pareille circonstance face au peuple souverain qui lui a confié un mandat bien limité dans le temps « . Le leader du Front-Anti Dialogue estime que l’engagement de tous les Congolais doit être celui de sauver la nation dans cette période de turbulence.

Il appelle les Congolais à la vigilance et à la construction de la démocratie pour offrir à l’Afrique et au monde un Congo meilleur, respectable et respecté. Il croit fermement que si le régime ose tripatouiller la Constitution, il tombera comme une mangue mûre. Franck Diongo compte sur la détermination du peuple congolais pour que 2016 soit une année de la cohésion nationale autour des valeurs cardinales d’un Etat moderne.

Par Stone