Les députés et cadres issus de ce parti politique demandent à l’initiateur du parti, Joseph Kabila, et aux responsables de la MP de traiter le MSR comme un parti présidentiel et de leur accorder le quota institutionnel abandonné par les anciens dirigeants du parti tant au gouvernement, au parlement et aux différents services publics de l’Etat.

Le Mouvement social pour le renouveau -MSR-, parti membre de la famille politique du chef de l’Etat reste fidèle et loyal envers son initiateur Joseph Kabila Kabange. Au cours d’un séminaire de formation idéologique organisé le 4 janvier à Kinshasa, des cadres de ce parti fidèles à Kabila se sont déclarés solidaires envers leur famille politique, MP. Si les autres pensent que la politique se gère avec des sentiments et des émotions, eux voient les choses autrement. Ils fondent leur conviction sur le fait qu’on doit toujours faire tout sur la scène politique en usant de la connaissance et en se référant aux faits et au droit. Ils affirment par conséquent que le MSR ne fait pas partie du G7. Ils demandent au groupe des partis politiques sortis de la MP de considérer désormais qu’ils sont à six et de réviser les statuts du G7. A en croire ce groupe, il est temps pour le MSR de prendre un nouveau départ à l’approche des échéances électorales.

Ici, la question du dialogue national inclusif convoqué par le chef de l’Etat est déjà réglée. Il ne sert à rien d’en débattre longuement: le Président de la République est donc préoccupé par l’exécution du contrat social qui le lie à la Nation.

Venus nombreux assister au séminaire idéologique, les députés Mavinga, Vahamwiti Mukeshayira, Rubota, Kikoka, Madeleine Musaga… les cadres Yoko, Khonde, Mutuku, Raphael Luhulu et autres ont un seul objectif : – redynamiser et stabiliser les activités au sein de leur parti. Ils expriment leur indéfectible attachement à la mission originelle du MSR et soutiennent de manière inconditionnelle Joseph Kabila Kabange. Ils disent « Oui» au dialogue national inclusif qui permettrait la RD-Congo d’organiser des élections apaisées et éviter les violences consécutives à la crise politique. Ils, affirment demeurer «un et indivisible» tout en appartenant à la MP. Par cette même occasion, ils demandent au groupe des partis politiques sortis de la MP de considérer désormais qu’ils sont à six et non à sept.

Ces députés et cadres sont formels: le MSR n’est et ne serai jamais un parti politique ni de l’Opposition parlementaire moins encore de l’Opposition extraparlementaire. Dans leur déclaration, ils renouvellent leur engagement respecter le contrat moral d’accompagner le Chef de l’Etat dans sa politique, de Révolution de la modernité dont l’objectif principal est de faire de la RD-Congo un pays émergent. Ils expriment leur volonté de poursuivre la récupération de l’ensemble du patrimoine du MSR en quelques mains qu’il se trouve, du moment que sa détention est illégitime.

Ils demandent ‘à- l’initiateur du parti, Joseph Kabila, et aux responsables de la MP de traiter le MSR comme un parti présidentiel et lui accorder, à ce titre, le quota institutionnel abandonné par les anciens dirigeants du MSR tant au gouvernement, au parlement et aux différents services publics de l’Etat. Occasion de demander au ministre de l’intérieur et sécurité d’établir au nom et pour le compte du MSR un arrêté ministériel lui accordant la personnalité juridique autant que tous les autres partis politiques. «Nous demandons au ministre de l’Intérieur et Sécurité et à celui de la Justice ainsi qu‘à tous les services de sécurité de prêter main forte à l’équipe qui sera mise en place afin de rentrer en possession de tout le patrimoine matériel et politique du parti», a déclaré la députée Madeleine Musaga mettant en garde toute personne qui serait tentée d’utiliser dans un cadre incompatible les statuts, le nom, les insignes, les emblèmes, la devise et tout signe distinctif servant à identifier le MSR.

A la population RD-congolaise, le MSR demande de rester unie et à ne pas répondre aux appels de descente dans la rue et de pillage qui ont détruit en 1991 et 1993 le tissu économique du pays. Cette formation politique réitère l’appel lancé à tous les membres du MSR qui, malgré leur bonne foi, ont été désorientés et égarés par une certaine volonté d’altérer la vérité authentique et historique sur l’appartenance du parti, de regagner celui-ci tout en comptant sur l’accueil et l’hospitalité des membres dignes de leur rang. Cadres et députés du MSR ont tour à tour expliqué l’historique sociale et idéologie, la crise de septembre et différentes prises de position, la situation juridique, la moralité des dirigeants, la vision du chef de l’Etat dans le processus de la redynamisation ainsi que le soutien du MSR au dialogue. Une position qui désacralise Pierre Lumbi, le ténor de l’aile du parti qui a rejoint le G7 et l’Opposition.

Par Bijou KULOSO