Pendant que Félix Tshisekedi, le fils du patron, se range dans le camp des ant-dialogue avec le Front citoyen, les Bruno, Tshibala, Ntumba, ont pris part au Débat citoyen pour défendre le dialogue alors que Mavungu, le SG, parait pris entre deux feux.

La confusion règne toujours dans l’UDPS. On ne sait finalement qui décide et de quel côté se trouve le vrai pouvoir. On apprend qu’au moment où Félix Tshisekedi, le fils du leader du parti, est rangé dans le camp des anti-dialogues avec le « Front citoyen 2016 », Bruno Tshibala et Bruno Ntumba, également hauts cadres de l’UDPS, ont activement pris part au Débat Citoyen, pour défendre bec et ongles, le Dialogue. An en croire certaines sources présentes à ces échanges, un autre Bruno, le SG Mavungu, a promis de venir au Débat citoyen mais, deux jours après, pas une silhouette de ce dernier. Il donne l’impression d’être pris entre deux feux, analysent des observateurs.

Désormais l’UDPS est signataire de la charte du «Front citoyen 2016» dont l’objectif est de combattre Kabila. «Le Front citoyen 2016 est un rassemblement inclusif de citoyens qui regroupe les Congolais de la République démocratique et de sa Diaspora, membres des organisations de la Société civile, des confessions religieuses, des organisations politiques ainsi que les personnalités congolaises qui s‘engagent à militer pour le strict respect de la Constitution», affirment-ils. La conférence redoutée tenue à Dakar à l’Ile de Gorée sur la démocratie en Afrique subsaharienne commence à produire ses effets en matérialisant ses résolutions qui demeurent connues de ses participants. «Y en a marre et Balai citoyen» pris pour modèle par les opposants au régime de Kinshasa, voient les jours sur le sol RDcongolais sous une formule adaptée à la RD-congolaise, à savoir : «Front citoyen 2016». Cette plateforme politique multisectorielle a vu le jour à Kinshasa le samedi 19 décembre 2015 et regroupe plusieurs associations politiques sociales et certaines personnalités politiques. Entre autres, Félix Tshisekedi -Union pour le Progrès et le Social –UDPS-, Samy Badibanga –Groupe parlementaire UDPS & alliés-, Vital Kamhere -Union pour la nation congolaise –UNC-, Eve Bazaïba –Mouvement de libération du Congo -MLC-, José Makila -Groupe parlementaire GPLDS-, Martin Fayulu -Forces acquises au changement -FAC-, Olivier Kamitatu -G7-, Franck Diongo -Mouvement lumumbiste progressiste -MLP-, Delly Sessanga -Envol-, Freddy Matungulu -Congo na biso-CNB-, Albert Moleka -UDPS/Kibasa-, Gilbert Kiakwama -Convention des démocratiques chrétiens -CDC-, Moïse Katumbi -personnalité politique-, Jean Claude Katende -Association africaine de défense des Droits de l’Homme -ASADHO-, Jonas Tshiombela -Nouvelle société civile du Congo -NSCC-, Rostin Manketa -La Voix des sans voix -VSV-, François Banza Ngoy -Les Amis de Nelson Mandela-, Paul Nsapu -Ligue des électeurs-, Micheline Mwendike Kamate -Lutte pour le changement -LUCHA-, Isiloketshi

Anzuluni -Filimbi-, Mike Mukebayi -C-News, Jean Claude Vuemba -MPCR-, Edo Kasongo -Diaspora RSA.

Leur mission est mentionnée dans l’acte constitutif : «A 365 jours de l’échéance du second et dernier mandat du Président de la République actuel, avons décidé de mettre en commun nos forces, nos ressources humaines et matérielles, nos stratégies et nos actions, en créant un rassemblement citoyen dénommé Front citoyen 2016 ». Et de préciser dans leur déclaration : « le Front citoyen 2016 est un rassemblement inclusif de citoyens qui regroupe les Congolais de la République démocratique et de sa Diaspora, membres des organisations de la Société civile, des confessions religieuses, des organisations politiques ainsi que les personnalités congolaises qui s ‘engagent à militer pour le strict respect de la Constitution». Ce front fait siens l’appel lancé par la CENCO ainsi que l’ensemble des actions prévues sur toute l’étendue de la République jusqu’à la marche pacifique de tous les chrétiens, pour consolider la démocratie, le 16 février 2016 à l’occasion de l’année jubilaire de la marche historique du 16 février 1992. Ledit front réitère cet appel et demande donc, au peuple RD-congolais, aux hommes et femmes de bonne volonté de se mobiliser, de s’engager et d’agir dans l’esprit de l’Article 64 qui dispose : « Tout congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou tout groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l’exerce en la force ou qui l’exerce en violation des dispositions de la présente Constitution». Ils ont également souligné dans leur déclaration que : «le Congo nous appartient à tous. Sa sauvegarde dépasse les intérêts individuels, d’ethnies, ou d’appartenance à une organisation politique ou de la société civile. Majorité, opposition, diaspora, société civile, y compris les Mouvements citoyens, personnalités éminentes, femmes congolaises meurtries par la pauvreté et les conflits, jeunes et vieux… tous, mettons-nous d’accord sur le fait que le Congo nous appartient à nous tous et disons haut et fort : Non à un 3ème mandat! Non au glissement! Non à la violation de la Constitution! Non à la révision ou au changement de la Constitution! Non au référendum ! »

 

Dans leur déclaration, ils exigent, cependant le déblocage du processus électoral, d’une part, par la publication au plus tard le 31 janvier 2016 d’un calendrier électoral consensuel, respectant le délai constitutionnel pour l’élection du prochain Président et intégrant la mise à jour du fichier électoral. Et d’autre part, le démarrage de la mise à jour du fichier électoral au plus tard le 10 février 2016, leur ligne rouge à ne pas franchir par le pouvoir de Kinshasa. De ce jour à la date ultime du 16 février 2016, un calendrier d’actions non violentes, tenant compte et renforçant les actions déjà planifiées par les membres du «Front citoyen 2016», sera rendu public.

 

Par Octave MUKENDI