Dialogue: l’UDPS complique l’équation !

Si d’ici  le 30 novembre 2015, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, ne convoque pas le dialogue pour que les élections se tiennent dans le délai constitutionnel, l’UDPS n’aura plus que faire du  dialogue politique envisagé par le pouvoir. 

Entre les lignes, on peut déceler qu’Etienne Tshisekedi et son parti déclinent l’offre locale, qu’ils disent, en des termes voilés non, au dialogue made in Kinshasa,  qu’ils se rallient à la position des Evêques de la CENCO et qu’ils exigent une reconfiguration de la CENI, textes et animateurs compris. Un meeting pour requinquer le moral des ‘‘combattants’’ de l’UDPS est  annoncé pour ce samedi 21 novembre.

Autant que le G7, la Dynamique et les 33 Ongs ainsi qu’une frange important de la société, l’Udps renforce, par le fait de la subordination de la tenue du dialogue  à la médiation internationale, le camp du refus du glissement,  du respect absolu de la Constitution et de l’organisation des élections dans les délais prescrits. Puisqu’à son agenda,  Kinshasa ne l’entendra point de la même oreille, il va de soi que l’embellie momentanée ou circonstancielle   entre l’Udps et le pouvoir tourne au vinaigre.

Pour qui suit de près l’évolution des positions de l’UDPS au sujet du dialogue politique, il était possible d’anticiper sur le contenu de la déclaration que ferait  le Secrétaire général du parti, Bruno Mavungu, au point de presse de mercredi 18 novembre 2015, à Limete. La nouvelle brûlante  est et  reste cette grande annonce du meeting prévu pour exercer une pression sur le Conseil de Sécurité de l’ONU, qui a signé trois Résolutions (2098, 2147 et 2211) sur la RDC, et l’Union Africaine, signataire de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba. Le 26 novembre, l’UDPS organisera un deuxième événement du mois. Ce sera une journée commémorative en souvenir des «massacres» perpétrés contre les populations massées,  le long du Boulevard Lumumba pour accueillir, le 26 novembre 2011, le candidat Président  Etienne Tshisekedi, de retour de la campagne électorale. Pour l’UDPS, il est question d’envoyer un message fort  afin que de tels massacres ne se reproduisent plus en RDC. La commémoration de la journée noire du 26 novembre arrive pendant que l’humanité toute entière condamne les derniers attentats qui ont frappé la ville de Paris, en France. La seule différence, si l’on en croit Bruno Mavungu,

réside dans le fait qu’à Paris, les attentats sont l’œuvre des terroristes, alors que les militants de l’UDPS sont tombés sous les balles des forces de l’ordre. Le Secrétaire général Bruno Mavungu en a profité pour présenter ses condoléances les plus attristées au Président français,  François Hollande, au peuple français ainsi qu’aux familles éprouvées.

L’UDPS se rallie à la CENCO

La Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) s’est réunie, il y a peu, pour formuler des propositions de sortie de crise. Les Evêques ont dit oui au dialogue, si et seulement si les organisateurs veulent, comme ils l’affirment, résoudre les problèmes à l’origine du blocage du processus électoral. la CENCO s’est formellement opposée à toute idée de mettre sur pied  une transition politique. Pas question, non plus, d’accepter le contournement de la Constitution. L’UDPS, sans atermoiements, se rallie à la position des Evêques. En  ce qui  concerne la CENI, l’UDPS partage les inquiétudes exprimées par la LINELIT et les experts de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). Ces deux structures ont conclu que des dispositions doivent être prises  pour restructurer la CENI en révisant les textes qui la créent et en désignant,  de manière concertée,  ses animateurs.

Commissaires spéciaux, un non évènement

L’UDPS déplore et ignore les dernières nominations intervenues à la tête de nouvelles provinces nées du découpage territorial. Les solutions sur la manière de gérer les nouvelles provinces, a dit Bruno Mavungu, seront trouvées à l’issue des travaux du dialogue sous une médiation internationale.

La Pros.  

Commenter

Cliquez-ici pour commenter

Laisser un commentaire