La CENI par terre après la démission de son 2ème vice-président

Le vice-président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), André Mpungwe Songo, a démissionné de son poste, au risque de compliquer encore l’organisation – déjà mal engagée – du cycle électoral prévu en République démocratique du Congo (RDC), a rapporté samedi la radio onusienne Okapi.

Elle cite un cadre de l’institution électorale s’exprimant sous couvert de l’anonymat.

Selon Radio Okapi, ce cadre a indiqué que M. Mpungwe a déposé sa lettre de démission auprès du chef de l’Etat, Joseph Kabila, après plusieurs semaines de pressions de sa famille politique.

Le vice-président de la Céni était issu du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), la formation de M. Kabila.

Pour l’instant, aucun communiqué officiel de la présidence de la République n’a encore fait état de cette démission, a ajouté Radio Okapi, parrainée par l’ONU.

Deux démissions en trois semaines

La démission de M. Mpungwe intervient trois semaines après celle du président de la Céni, l’abbé Apollinaire Malumalu Muholongu, issu de la Société civile, pour des raisons de santé.

Un technocrate inconnu du grand public, Corneille Nangaa, actuellement secrétaire exécutif adjoint de la Céni, a été désigné par les confessions religieuses comme nouveau président. Mais le choix de ce laïc protestant à treize mois de la prochaine présidentielle – prévue en principe en novembre 2016 – ne rassure guère la VSV, une des principales ONG congolaise de défense des droits de l’Homme.

M. Kabila n’est, en vertu de la Constitution, pas autorisé à briguer un troisième mandat. L’opposition le soupçonne de chercher par tous les moyens à se maintenir en poste au-delà du terme de son mandat, en décembre 2016

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