Confrontée aux difficultés de divers ordres dont celles logistiques, la CENI, essoufflée, est aux abois. Les fonds font défaut. Ils sont insuffisants, pour ne pas dire insignifiants, pour couvrir tout le processus électoral. Le matériel, notamment les kits électoraux, les groupes électrogènes, les engins roulants, est dans un état tel qu’il con vient de le renouveler Face à cela, cette institution citoyenne lance un cri d’alarme, alors que c’est ses droits de bénéficier de moyens conséquents pour lui permettre de s’acquitter de ses obligations. Et dans tout cela, bonjour le glissement!

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) plaide pour l’acquisition de nouveaux moyens logistiques pour organiser les élections dans les meilleures conditions, renseigne le site web de Radio Okapi.

Dans son rapport 2014-2015, cette institution d’appui à la démocratie fait mention de la défectuosité de plusieurs engins à sa disposition. Le nombre actuel d’automobiles, de motos et autres groupes électrogènes dont elle dispose ne peut pas supporter les opérations électorales.

Le rapport 2014-20 15 de la CENI laisse entrevoir que la centrale’ électorale n’est pas prête matériellement pour organiser, à ce jour, les élections en RDC dans les meilleures conditions. Sur 626 véhicules que compte cette institution citoyenne, 28 seulement sont en très bon état.

La CENI demande le remplacement d’au moins 392 véhicules actuellement hors usage. Le rapport indique que, tout au long de ces deux cycles électoraux, elle avait acquis, à travers différents projets, 2 580 motos. Des engins roulants adaptés aux sites à accès difficile. Mais, dans ce lot, 3% seulement de motos sont encore opérationnelles, soit 86 motos disponibles.

Par ailleurs, le rapport de la CENI indique que 39% des 6 011 générateurs électriques sont déjà déclassés. Ce matériel est important surtout dans l’arrière- pays où la desserte en électricité .est insuffisante.

Une autre difficulté évoquée dans ce rapport est d’ordre immobilier. Sur l’ensemble de bâtiments occupés par la CENI, 62% appartiennent aux privés et sont pris en location. Le reste étant constitué de bâtiments publics. Mais ces derniers sont très délabrés et nécessitent des travaux de réhabilitation.

Déjà au mois d’août dernier, la CENI a, dans un Communiqué de presse, porté à la connaissance de l’opinion nationale qu’elle «étudiait encore les voies et moyens d’harmoniser soi calendrier pour le rendre compatible avec le processus de mise en place de nouvelles provinces, principalement l‘installation des bureaux définitifs des assemblées provinciales ».

La principale difficulté, selon, le Bureau de la CENI, résultait du retard enregistré dans la constitution des bureaux définitifs de certaines nouvelles assemblées provinciales. Contre toute attente et à la déception de leurs administrés, certaines assemblées provinciales ont clôturé leurs sessions extraordinaires sans avoir épuisé l’ordre du jour tel que défini par l’article 9 de la loi de programmation déterminant les modalités d’installation de nouvelles provinces.

Outre la question de l’élection des gouverneurs, la CENI doit faire face aux ratés du calendrier électoral global. Un calendrier complètement atomisé dont on exige de plus en plus un réaménagement qui n’a pas encore rendu public.

Olivier Dioso
Le Potentiel