La capitulation du président de la Centrale électorale depuis les Etats-Unis était prévisible… Il avait un oeuf à peler avec le Parquet Général de la République où il était poursuivi pour faux et usage de faux. Depuis trois semaines, il avait le choix entre rester à la CENI et accepter de se faire condamner ou rendre le tablier et éviter de se faire humilier.

De l’avis des acteurs politiques proches de l’affaire, le dossier transmis au PGR passait pour un vrai camouflet, principalement à l’adresse du désormais ex-président de la CENI, réputé très proche du MSR -et donc un soutien du G7?- et dont la démission sonne la fin de ses ennuis judiciaires. La CENI s’est enfoncée davantage quand elle s’est précipitée de publier une nouvelle liste, en violation de la loi, sans réussir à élaguer une bonne partie des doublons concernés. Selon une source bruxelloise, Malumalu réfléchissait depuis trois semaines sur un deal : «il avait le choix entre rester à la CENI et accepter d’affronter son juge ou rendre le tablier et éviter de se faire humilier». Selon la même source, la maladie qui terrasse le prêtre de Butembo depuis quelques mois et l’a conduit en soins en Afrique du Sud puis aux Etats-Unis a constitué un joli prétexte.

La toile a explosé après l’annonce de la démission de l’abbé Apollinaire Muholongu Malumalu de la présidence de la CENI samedi. Olivier Kamitatu Estu, l’un des ténors du G7 dont la plateforme a signé sa charte constitutive le même jour à Kinshasa, a posté un tweet évocateur: «La démission du président de la CENI constitue un nouveau coup de tonnerre dans le paysage».

Sur le même réseau, le député PALU Patrick Muyaya, lui, a cherché à savoir si la démission de l’abbé était une coïncidence ou l’a été en accointance avec la signature de la charte de G7. Hasard? Inspiration? Impertinence? Un des correspondants de Muyaya a justifié cet abandon par la crainte d’une inculpation au Parquet général de la République, où Malumalu était poursuivi pour faux et usage de faux. Ici même, AfricaNews avait annoncé il y a peu que MIR, un parti politique membre de la Majorité présidentielle, avait porté plainte contre la CENI pour des doublons présumés cachés et dont les principaux, bénéficiaires seraient des candidats députés provinciaux du MSR dont Malumalu est réputé proche, de l’UNC de Vital Kamerhe et de l’AFDC de Modeste Bahati. La CEN a beau publier une nouvelle liste -en violation de la loi-, les doublons cachés au profit des «clients» ont la peau dure.

De l’avis des acteurs politiques proches du dossier, ce procès passait pour un vrai camouflet, principalement à l’adresse du désormais ex-président de la CENI, très proche du MSR donc du G7 et dont la démission sonne la fin de ses ennuis judiciaires. Selon une source bruxelloise, Malumalu réfléchissait depuis trois semaines sur un deal : il avait le choix entre rester à la CENI et accepter d’affronter son juge ou rendre le tablier et éviter de se faire humilier. Selon la même source, la maladie qui terrasse le prêtre de, Butembo depuis quelques mois et l’a conduit en soins en Afrique du Sud puis aux Etats-Unis a constitué un joli prétexte.

Par AKM
Africatime