Après la rencontre de Rome entre le 11 et le 17 août qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive, les émissaires du PPRD se sont retrouvés, mercredi 9 septembre dernier à Madrid, avec ceux de l’UDPS pour poursuivre les pourparlers dans la cadre d’un pré-dialogue. Au dernières nouvelles, il nous revient d’apprendre les deux parties ne se sont pas accordées à cette étape de la capitale espagnole.

Et pour cause, Selon des sources, les émissaires d’Etienne Tshisekedi dont la délégation a été conduite par Bruno Mavungu, ont rejeté la proposition d’intégrer l’UDPS dans un futur gouvernement d’union nationale. En outre, les émissaires du PPRD se sont opposés à la présence d’un médiateur international à ce dialogue comme soutenu par l’UDPS.

L’étape de Madrid est intervenue après la rencontre qui a réuni autour de Tshisekedi à Bruxelles délégués.

Le sphinx de Limete a donné des injonctions claires à ses poulains de l’UDPS de n’accepter en aucun cas l’entrée dans un quelconque gouvernement et de s’en tenir à la feuille de route.

L’UDPS entend, pour ce faire, exploiter tous les moyens à son pouvoir pour contraindre le Gouvernement à négocier sur la base de sa feuille de route. L’UDPS, par le truchement de son secrétaire général Bruno Mavungu, a réaffirmé que ni l’UDPS ni Etienne Tshisekedi ne céderont à une quelconque tentative de glissement avant de préciser qu’ils s’en tiennent à l’organisation des élections présidentielles et législatives dans les délais, à savoir au mois de septembre 2016.

Le dialogue étant dans un processus comme le notre, il va s’en dire les deux délégations vont se convenir pour une nouvelle rencontre étant donné que ces discussions devaient permettre de trouver un accord sur les modalités du dialogue politique après les consultations politiques initiées par Joseph Kabila en juin dernier.

En attendant, à Kinshasa, les opposants réunis au sein de la coalition « Dynamique de l’opposition » ont désapprouvé mercredi 9 septembre dernier, l’arrêt de la Cour constitutionnelle pour l’élection des gouverneurs de nouvelles provinces.

Pour eux, il n’existe pas de force majeure qui justifie la non organisation de ce scrutin.

Dans son arrêt, la Cour constitutionnelle avait dit constater « la force majeure » qui empêche la Commission nationale indépendante d’organiser dans les délais légaux les élections des gouverneurs et des vice-gouverneurs en l’absence d’installation des bureaux définitifs des assemblées de nouvelles provinces.

Par LP