L’élection des gouverneurs et vice-gouverneurs de nouvelles provinces posent de sérieux problèmes à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). Bloquée, cette institution d’appui à la démocratie s’est adressée à la Cour Constitutionnelle, pour requérir son avis sur la caducité ou non de la loi de programmation, laquelle fixait à 120 la mise en place des provinces démembrées.

En effet, après avoir entendu, lundi et mardi, le Vice-premier ministre et ministre de l’intérieur et Sécurité, Evariste Boshab d’une part, et la délégation de la Ceni, conduite par son vice-président, André Mpungwe d’autre part, c’était hier jeudi 03 septembre 2015 le tour du chef du gouvernement, Augustin Matata Ponyo. En effet, après avoir entendu, lundi et mardi, le Vice- premier ministre et ministre de l’intérieur et Sécurité, Evariste Boshab d’une part, et la délégation de la Ceni, conduite par son vice-président, André Mpungwe d’autre part, c’était hier jeudi 03 septembre 2015 le tour du chef du gouvernement, Augustin Matata Ponyo.

Selon nos sources, les échanges entre les membres de la Cour Constitutionnelle et le chef du gouvernement auraient duré prés de deux heures. Au finish, le Premier ministre aurait fait savoir. aux membres de ladite Cour que le gouvernement n’avait pas d’argent pour financer les opérations liées à l’élection des gouverneurs et vice-gouverneurs des 21 nouvelles provinces, qui attendent d’être mises en route.

On laisse entendre que le chef du gouvernement congolais a justifié le manque des moyens financiers par la baisse sensible des recettes publiques, elle-même provoquée par celle des cours des minerais et du pétrole brut. Nos sources signalent, à titre d’exemple, que la tonne de cuivre, qui se vendait à 5.120 dollars américains, est tombée à moins de 5.000 dollars.

Il aurait martelé que cette baisse des cours dans les secteurs pétrolier et minier affecte sérieusement l’économie nationale. Ainsi, le taux de croissance, qui était estimé à 9%, se situe actuellement autour de 8,4%.
Après son « audition » d’hier, Augustin Ma- tata Ponyo est attendu aujourd’hui ou demain pour le dépôt d’un mémo additionnel.

La Cour Constitutionnelle se trouve devant un dilemme : va-telle ordonner à la CENI d’organiser les élections des gouverneurs et vice- gouverneurs, malgré les contraintes techniques, financières et temporelles ou va-t-elle solliciter du Président de la République la nomination des Commissaires de districts au titre de gouverneurs et vice-gouverneurs intérimaires, en attendant que le gouvernement mette à la disposition de la CENI les fonds requis pour ce type de scrutin, non inscrit dans le calendrier électoral global?
L’opinion congolaise se demande, au regard du blocage de l’élection des gouverneurs et vice-gouverneurs des provinces issues du démembrement, pour des raisons financières, si les autres scrutins pourraient se tenir en 2015 et 2016. Cela est d’autant incertain que pour un cycle électoral peu coûteux par rapport à ceux des chefs de secteurs, des conseillers municipaux, des députés provinciaux et autres, les caisses de l’Etat sonnent creux.

Les difficultés de financement du processus électoral, plus d’une année avant les élections présidentielle et législatives nationales, font penser à une marche lente mais sûre de la République vers le glissement.

D.S.,
Le Phare.
Le tire est de la rédaction de Direct.cd