Les appels à un troisième mandat de Kabila sont dénoncés

L’une des principales associations de défense des droits de l’Homme en République démocratique du Congo (RDC) a dénoncé lundi les appels à ce que le président Joseph Kabila se présente pour un troisième mandat en 2016 , en « violation de la constitution« .

L’Association africaine de défense des droits de l’Homme (Asadho) demande dans un communiqué à M. Kabila de « rappeler à l’ordre la RTNC (chaîne publique), les acteurs politiques de la majorité présidentielle et les ministres pour qu’ils mettent fin aux appels à la violation de la Constitution« .

Le climat politique est tendu en RDC à l’approche d’une série d’élections qui doit commencer en octobre et s’achever par la présidentielle, prévue en novembre 2016. La constitution congolaise interdit à M. Kabila, au pouvoir depuis 2001, de se représenter, mais l’opposition et une partie de la majorité accusent son camp d’oeuvrer pour qu’il puisse briguer un troisième mandat ou se maintenir en poste au-delà du délai légal.

Ce sont des « appels à la violation la Constitution« 

Des détracteurs du président ont récemment qualifié de pré-campagne déguisée en faveur de M. Kabila la couverture d’inaugurations de travaux publics (pont, routes, chemins de fer…) par la RTNC, qui relaie quotidiennement les activités du chef de l’Etat et du gouvernement.

Alors que M. Kabila ne s’est jamais publiquement exprimé sur ses intentions, l’Asadho s’inquiète de son « silence » sur les « appels à la violation la Constitution« , qui pourraient « faire croire » qu’ils « seraient faits avec son aval direct ou indirect« .

Or, « accepter de briguer un troisième mandat ou de prolonger votre mandat actuel au-delà de décembre 2016 serait une décision grave et scandaleuse » qui « exposera notre pays à des troubles politiques et sociaux« , conclut l’association, faisant notamment référence à de meurtrières manifestations en janvier.

En janvier, principalement à Kinshasa, plusieurs dizaines de personnes ont été tuées au cours de manifestations violentes, réprimées par les forces de sécurité. Les manifestants dénonçaient un projet de loi électorale qui aurait pu permettre à M. Kabila de rester plus longtemps à la tête du pays.

 

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