Lambert Mende : «On ne démocratise pas les pays africains pour faire plaisir à M. Hollande !»

Répondant à une question d’un journaliste au cours du point de presse qu’il a tenu vendredi dernier, le porte-parole du gouvernement a eu des mots justes pour livrer son point de vue sur les propos du président français, François Hollande, lors de sa récente visite éclair au Bénin.

La France n’a pas à donner «de bons points ou de mauvais points» aux dirigeants africains, a déclaré le porte-parole du gouvernement de la République démocratique du Congo, Lambert Mende.

Il réagissait aux propos du président François Hollande qui jeudi à Cotonou, a élevé le Bénin au rang de «référence» démocratique sur le continent. «Le président Hollande n’a pas de bons points ou de mauvais points à donner à des présidents africains», a lancé M. Mende lors d’une conférence de presse, en réponse à une question sur les déclarations du chef de l’État français à Cotonou.

«On n’a pas de leçons à recevoir, on ne démocratise pas les pays africains pour faire plaisir à M. Hollande, au gouvernement français ou à je ne sais quelle opinion publique en France. Nous ne tolérons plus ce genre d’attitude paternaliste 55 ans après l’indépendance», a insisté le porte- parole du gouvernement de la République démocratique du Congo.

«Je me garde de commenter la réaction des Béninois (aux propos de M. Hollande), je constate simplement que dans un autre pays, on parle seulement économie», a ajouté M. Mende, dans une allusion aux contrats signés vendredi par des entreprises françaises à l’occasion de la visite de M. Hollande en Angola.
En visite à Cotonou jeudi, première étape d’une tournée africaine éclair, M. Hollande a déclaré que le Bénin était «une référence sur le plan démocratique» après avoir rencontré son homologue Thomas Boni Yayi.

Le président béninois e récemment annoncé qu’il ne briguerait pas de troisième mandat, conformément à la Constitution.

«Si je suis ici, c’est pour montrer qu’il y a des exemples à donner», a ajouté M. Hollandes

Revenant sur les appels de Washington pressant M. Kabila d’abandonner le pouvoir fin 2016, M. Mende, s’est attardé sur le cas du président Franklin Delano Roosevelt, mort en 1945, quelques mois après avoir entamé son quatrième mandat.

«Même les Américains n’ont pas respecté ce principe des deux mandats. (…) Ils ont violé eux-mêmes cette règle parce qu’ils avaient un bon président», a-t4l déclaré.

«Ce qu’on retient, c’est ce que le chef de l’État fait pour son pays et non pas le nombre de mandats», a dit M. Mende, faisant référencé à l’héritage de Roosevelt. «Il faut laisser les Congolais, qui ne sont pas des Américains, faire les choses comme ils l’entendent».

Dans lignes qui suivent, nous vous présentons l’intégralité du texte du sémillant Mende Omalanga…

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  • Monsieur Merde Mende est un fou dont la place est dans un asile psychiatrique. Il nous ramène près de 80 ans en arrière en faisant allusion à Roosevelt, il oublie que le monde a constamment changé et bien évolué.
    Quoique pense ce va-nu-pied, Kabila sera hors-jeu pour 2016.



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