Ça chauffe au PPRD!

Le moment n’est pas bon. Face aux enjeux en perspective, la scène politique nationale est en état d’alerte maximale. Les secousses ont commencé du côté de l’Opposition. L’opinion publique a dû assister à une série de reniements au sein de cette famille politique. La perspective du dialogue a irrémédiablement divisé cette dernière qui, pourtant, à la faveur des événements de janvier dernier, était sur le point de réussir une union sacrée. Aujourd’hui, cette perspective avolé en fumée.

Climat malsain

Du côté de la Majorité, l’annonce du dialogue a semblée avoir eu le mérite de ressouder les rangs. Mais aujourd’hui que les manœuvres ont pris une ampleur inattendue, en ce moment où le Chef de l’Etat s’est battu pour ratisser le plus large possible, une guerre de leadership s’est déclarée à la Majorité.

A travers la presse, les secrétaires de cette famille politique se règlent les comptes. Les uns contestent le leadership des autres dans le processus initié par le Président de la République et Autorité Morale de la MP.

En prévision du dialogue et surtout face à l’absolue nécessité de rallier le plus grand monde que l’on peut, Joseph Kabila a urgemment besoin d’hommes de manœuvre, capables de convaincre les plus réticents ainsi que ceux qui forment le camp du refus.

Dans cet exercice, tout le monde voudrait jouer un rôle déterminant. Chacun veut prouver qu’il possède plus d’un tour dans ses manches. On assiste ainsi à une surenchère d’initiatives et de démarches, lesquelles culminent au bout du compte en un télescopage de mauvais goût.

Normal que dans ces circonstances l’on puisse se diaboliser à mort. Que l’on soit enclin à prouver que les autres sont improductifs, qu’ils rendent un mauvais service à l’Autorité morale dans leurs manœuvres.

Normal aussi que les plus futés fassent un tour en toute clandestinité dans diverses rédactions de la capitale en vue d’inspirer des articles au vitriol.

Oui, la guerre fait rage au sein des troupes kabilistes. Que le Chef confie telle mission délicate à l’un de ses proches collaborateurs, les autres s’en formalisent. Ils se mettent à se plaindre à la ronde, laissant entendre qu’ils étaient les mieux indiqués pour la mission convoitée.

Dernièrement, dans une mission hautement sensible et délicate au Katanga, le Chef de l’Etat a dépêché un membre influent du Gouvernement ; un des membres du bureau de l’Assemblée nationale, parmi les piliers du kabilisme, en a pris ombrage.

Estimant que la province cuprifère était sa plate bande et que toutes les missions sensibles dans ce coin devaient lui revenir.

Il sévit un climat malsain, teinté de beaucoup d’hypocrisie au sein de la Majorité.

Devant l’Autorité morale, on fait semblant d’être unis et soudés. Mais une fois en dehors de son contrôle, on ouvre le premier, le feu sur ses compagnons d’arme.

Au regard des enjeux en présence, Kabila doit ouvrir l’œil et revoir les rapports d’homme au sein de sa troupe.

Par LP

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