Voici pourquoi un mandat d’extraction a été émis pour Diomi Ndongala

Hier matin à 10 heures tapantes, des agents envoyés par le parquet se sont rendus à la prison de Makala pour délivrer un mandat d’extraction à Diomi Ndongala. L’opposant s’est vu signifier qu’il devait se présenter au parquet. La panique s’est aussitôt emparée du président de la Démocratie Chrétienne.

Ce dernier croit qu’il s’agit d’un traquenard et que le but réel de l’opération est de le transférer au Katanga. Diomi décide alors de s’enfermer dans sa cellule. Entre-temps, la nouvelle fait le tour des milieux branchés de la capitale. Et les spéculations sont allées bon train.

Plus de peur

Heureusement que dans la foulée, le Procureur Général de la république s’est employé à calmer les esprits. Flory Kabange Numbi a révélé à l’opinion qu’un nouveau dossier a été ouvert à charge de Diomi Ndongala au niveau de la justice congolaise. Le président de la DC doit répondre de nouvelles accusations. Mais le Haut Magistrat de la République n’a pas pu en dire plus sur cette nouvelle affaire qui a secoué l’univers carcéral hier.

Il n’est donc pas et n’a jamais été question d’un quelconque transfert du prisonnier. Il y a simplement eu plus de peur que de mal. Et d’ailleurs, preuve qu’il n’y avait aucun agenda caché dans la démarche de la justice congolaise, le prisonnier n’a pas été violenté ni emmené de force au parquet. Pourtant emmené comme tout le monde le sait, un prisonnier n’a aucun pouvoir de résister à l’appareil judiciaire si un mandat d’extraction est émis pour lui. Le fait de n’avoir pas violenté l’opposant démontre que la démarche entamée par le Parquet est régulier et normal.

Le plus normalement

Rappelons à toutes fins uti.les que Diomi Ndongala a été arrêté, puis condamné à 10 ans de prison pour viol sur mineures l’année dernière. Depuis, il purge sa peine à la prison de Makala.

L’affaire de son arrestation, suivie de sa condamnation avait été commentée en sens divers et avait donné lieu à une spéculation débridée. Toute l’agitation observée à l’époque autour de ce dossier semblait trouver son fondement dans une démarche convenue de négation du dévoiement d’un opposant. On semblait vouloir ériger en principe qu’un opposant ne pouvait et ne devait pas avoir de problèmes vis-à-vis de la morale publique ou du droit commun.

Aujourd’hui encore, l’on a tenté de spéculer autour de la descente des agents du parquet à la prison de Makala pour Diomi. Il est vrai qu’en cette période marquée par la fixation de la classe politique sur le processus électoral, l’atmosphère générale du pays est très volatile.

Le moindre incident, même normal en soit, est vite interprété et catalogué suivant une susceptibilité particulière. Personne ne veut croire que des choses normales continuent à se dérouler au pays. On soupçonne tout, critique tout et se méfie de tout.
Dans cette atmosphère délétère, le seul petit conseil que l’on pourrait donner à l’opinion publique est de savoir qu’en dépit de la pression politique du moment, la République continue de fonctionner le plus normalement du monde.

Par LP

Commenter

Cliquez-ici pour commenter

Laisser un commentaire