Recensement général de la population en RDC : résultats en juillet 2016

Olivier Kamitatu Etsu, ministre du Plan et Révolution de la Modernité a présidé, hier lundi 2 mars 2015 au siège du Bureau de Recensement sur l’avenue Wagenia à Gombe, la cérémonie de réception du deuxième lot des équipements pour l’organisation du deuxième Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH 2) en RD Congo.

Occasion pour lui de confirmer l’engagement du gouvernement à relever ce défi, 29 ans après le dernier recensement, d’exprimer sa gratitude à l’endroit de différentes missions de coopération bilatérale et multilatérale, particulièrement la coopération japonaise, et d’exhorter les responsables du Bureau Central du Recensement(BCR) à gérer ce patrimoine en bons pères de famille. « Ne ménagez aucun effort pour la réussite totale des opérations. Le pays attend de vous la constitution de cette base de données qui manquent pour la disponibilité d’indicateurs crédibles sur la population », a lancé Olivier Kamitatu au personnel du BCR.

Egrenant à cet effet la liste des matériels réceptionnés, le secrétaire permanent ad intérim de la cellule de passation des marchés a notamment cité1700 tablettes, 1680 équipements GPS (système global de localisation), 1800 sacoches de terrain, 35 ordinateurs de bureau, 80 laptops, des commutateurs, des applications informatiques et leurs licences, des équipements de sécurité du réseau, des équipements de stockage automatique, des pelles, des machettes, etc.

Pour sa part, le coordonnateur du BCR, Paul Dénis Nzita, a d’entrée de jeu établi une différence entre les tâches dévolues à sa structure et les recensements administratif et électoral. A l’en croire, le travail effectué au BCR vise à établir, sur base des principes scientifiques internationaux, des données démographiques, économiques et sociales se rapportant à un moment donné à tous les habitants d’un pays.

« C’est la meilleure source des statistiques sur la population. Il concerne tout le monde. C’est dire qu’il ne porte pas seulement, comme le recensement électoral, sur le nombre et sur l’identité des personnes de 18 ans et plus ayant la nationalité congolaise. Il va bien au-delà de la seule constitution des listes électorales », a-t-il expliqué. Avant d’insister sur le fait que le recensement administratif, à son tour, consiste en une remise à jour des renseignements sur la population qui sont disponibles
dans les Services de Population de chaque Entité de l’administration du territoire.

Exemple éloquent du partenariat public-privé, l’ambassadeur de l’empire nippon en RDC, Shigeru Ushio, a exprimé son voeu de créer une relation «Gagnant-Gagnant» entre le Japon et la RDC.

Course contre la montre

Conscient du défi à relever, le directeur général de l’Institut National de la Statistique (INS), Serge Bokuma Onsiti, a tenu d’abord à rendre hommage au président Joseph Kabila pour sa vision qui prévoit de redonner à l’outil statistique toute sa place dans la conduite des affaires de l’État et dans la planification du développement économique et social de la RD Congo. « C’est depuis 2006 que l’INS court derrière la réalisation de cette importante opération qui va doter le pays des statistiques démographiques et socioéconomiques fiables, actualisées et à couverture nationale. (…)Nous encourageons toutes les parties prenantes à s’impliquer davantage pour que les opérations ne s’arrêtent pas à mi-chemin, ni ne durent trop longtemps comme ce fut le cas en 1984 », a-t-il souligné, rappelant que pour ce premier et unique recensement scientifique que le pays a connu, les travaux cartographiques avaient débuté en
1975, mais le dénombrement n’est intervenu que cinq ans après. « C’est une expérience que nous ne voulons vivre cette fois-ci. Notre crédo est que ce nouvel élan se poursuive et se consolide davantage » a conclu le Dg Serge Bokuma Onsiti.

Interrogé sur le chronogramme de cette œuvre, Paul Denis Nzita a indiqué que cette année est capitale. En effet, fait-il noter, après avoir exécuté les activités de l’étape préliminaire de tout recensement scientifique, il doit terminer les activités de la deuxième étape qui conduit au dénombrement exhaustif de la population. Cette phase consiste, entre autres, au renouvellement des cartes géographiques des Secteurs dont la dernière édition date de 1984, au déploiement des équipements en provinces et à la sensibilisation en vue de l’implication de la population tout entière aux activités du recensement. « Nous sommes conscients que les contraintes sont de taille. Mais avec le concours de chacun de vous, nous les vaincrons et nous pourrions offrir au pays une nouvelle base de sondage certifiée pour les enquêtes nationales auprès des ménages. La publication des principaux résultats pourra intervenir au plus tard en juillet
2016 ».

Tshieke Bukasa

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