Alexander De Croo: « Je ne suis pas diplomate, je suis ministre »

Ministre fédéral de la Coopération au développement, Alexander De Croo est rentré tôt, ce jeudi matin, d’une visite officielle au Congo. Après son collègue de parti, Karel De Gucht, qui a lui aussi occupé ce poste, Alexander De Croo s’est mis les autorités congolaises à dos. Mais il assume ses propos.

A peine arrivé sur le territoire congolais, Alexander De Croo a expliqué trouver « intolérable » les récentes coupures d’Internet, les arrestations aléatoires ou les manipulations de la Justice… là où Didier Reynders préférait parler d’avancées « notables ». Des propos qui ont choqué le gouvernement congolais, qui s’est dit « fatigué des donneurs de leçons, surtout venus d’ailleurs« .

Aujourd’hui, dans Jeudi en prime, Alexander De Croo n’a pas dévié de ses propos. « Les gens doivent pouvoir s’exprimer librement« , a-t-il expliqué. « Le développement économique va toujours de pair avec le progrès des droits de l’homme. »

« La constitution doit être respectée »

Sans dire clairement que le président Kabila devait faire un pas de côté, le ministre de la Coopération au Développement a tout de même affirmé que la Constitution congolaise, qui prévoit qu’une même personne ne peut occuper la fonction présidentielle qu’à deux reprises, devait être respectée. Or Joseph Kabila a déjà été élu président deux fois. CQFD. Et lorsqu’on lui demande s’il n’a pas un peu manqué de diplomatie, sa réponse fuse: « Je ne suis pas diplomate, je suis ministre« .

« Pour taxer moins, il faut dépenser moins »

L’ancien président de l’Open VLD s’est également exprimé sur le prochain contrôle budgétaire et sur les priorités de son parti en la matière. Pour lui, le « virage fiscal » a déjà été entamé. « Les gens qui travaillent ont vu que leur salaire avait augmenté entre décembre et janvier », a-t-il déclaré. Mais il faudra aller plus loin et pour lui, la première piste à envisager pour baisser la taxation, c’est de dépenser moins. Pour le ministre, « les gens qui travaillent devraient en retirer plus de bénéfice« . Ce qu’on appelle « l’argent poche » sera donc sa priorité quand il sera question de gros sous, d’ici quelques semaines.

Une solution pour les aidants proches

Quant au dossier qui a créé des tensions dans la majorité ces dernières semaines, Alexander De Croo est d’avis qu’il faudra « venir avec une solution« . Il serait logique, selon lui, que certains aidants proches au chômage puissent « continuer à soigner des gens en fin de vie ou atteints de maladies chroniques« . Mais après avoir constaté des abus, il faut resserrer la vis et « définir clairement quels soins et comment les contrôler« .

Beaucoup de chantiers… mais pas encore beaucoup de solutions.

C. Hick

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