FARDC – MONUSCO : à qui profite la rupture ?

En tout pas à la population locale du Nord-Kivu qui commençait à souffler après la mise en déroute des rebelles du M23 grâce à l’appui logistique important de la Monusco. En cas d’échec de la traque des FDLR, Kinshasa en assumera donc l’entière responsabilité.

Recevant le week-end dernier 18 Ambassadeurs occidentaux accompagnés du patron de la Monusco, Martin Kobler à la présidence de la République, le Président Kabila a déclaré sans mâcher les mots qu’il ne voulait plus entendre parler de la Monusco dans l’offensive censée démarrée depuis le 29janvier dernier contre les rebelles FDLR qui sèment la désolation dans les territoires occupés du Kivu.

Par cette décision exprimée par le Chef de l’Etat, congolais, on croit savoir que les carottes sont bel et bien cuites. Le climat n’est plus au beau fixe entre les autorités actuelles de la RDC et la Monusco.

Monusco, la mission onusienne est passée à la Monusco dont la principale mission est d’assurer Ia stabilité en RDC, mettre le holà, rétablir l’ordre et la paix principalement dans les parties sous contrôle des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR).

Le divorce apparemment consommé entre les deux parties était prévisible depuis un certain temps. Secret de polichinelle, les rapports entre les deux parties évoluaient â dents de scie et ne cessaient de se détérioraient. La méfiance a atteint l’an dernier le paroxysme avec le renvoie manu millipore et un négocié du bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme, Scott Campbell déclaré persona non grata en
RDC.

Plus d’une fois, l’organe des Nations Unies pour la stabilité et le maintien de la paix en RDC était critiquée fortement par la population Kivutienne qui l’accusait de passivité voire de complicité avec les seigneurs de guerre en avril dernier constitue une illustration parfaite.

Intransigeance de part et d’autre

Aujourd’hui, la Monusco pose une condition pour accompagner les FARDC dans l’offensive contre les FDLR. Elle demande au gouvernement congolais d’annuler la nomination des deux généraux dans les zones à conflits au Kivu à Beni particulièrement. Les deux officiers étant épinglés par la Monusco comme étant coupables des violations des droits de l’homme.

La RDC par la voie du président Kabila refuse de s’incliner à cette demande: La Monusco ne veut pas transiger pour plus. En définitive, les FARDC iront seules au front contre les FDLR. Pour quel résultat ? Attendons voir. Certaines réalités font déjà croire que la guerre qui n’en finit pas risque encore d’être longue et populaire tant que les FARDC ne seront pas dotées des moyens nécessaires pour ce faire la principale victime serait encore et toujours la population locale qui pourrait en payer le prix.
Quelques voix accusent certains responsables des FARDC de collaborer avec les rebelles rwandais des FDLR.

Ces appréhensions ne peuvent être démenties que par le résultat que le FADC obtiendront sur le terrain dans la traque des FDLR et autres forces négatives.

En attendant, l’opinion a toutes les raisons de se demander à qui profiter ce divorce désormais consommé ? Tant mieux si les FARDC réussissaient à relever le défis sur le terrain.

Dans le cas contraire, les conséquences seraient encore plus graves, au risque de donner libre 4cours à la balkanisation au pays. ici, le danger est à craindre dans la mesure où les rescapés des M23 pourraient combattre désormais dans les rangs des FDLR d’où ils émanent du reste.

En ce qui la concerne, la population du Kivu ne jure que pour la paix. La paix à retrouver synonyme de l’anéantissement des FDLR coupables de toute sorte d’exactions des crimes, vols, viols et qui endeuillent la population locale.

Au regard des préjudices subis par la population locale, le gouvernement congolais a tout intérêt à pactiser même avec le diable, fut-il la Monusco, pour autant que cela peut aboutir au résultat escompté. Dans le cas, il vaudrait mieux lâcher du lest.

Il est vrai que les FARDC disposent des capacités d’une puissance de feu inestimable pour inquiéter l’ennemi. Néanmoins, dans toute guerre, l’apport des alliés est toujours souhaité. Même la nation la plus puissante au monde, les Etats-Unis, pour ne pas les citer, recourent parfois aux alliés quand ils sont engagés dans des conflits armés.

Par G.O.

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