Présidentielle 2016 : Matata, Minaku, Boshab …, la guerre des Dauphins !

Au lendemain des trois journées agitées dans la ville de Kinshasa, les 19, 20 et 21 janvier, Aubin Minaku avait, au cours d’un point de presse, annoncé non seulement le retrait de l’alinéa 3 de l’article 8 du projet de la loi électorale qui était à la base des incidents déplorés, mais aussi et surtout affirmé la volonté du gouvernement de ne pas modifier la Constitution.

Le président de l’Assemblée nationale. Aubin Minaku, «est pas la seule personnalité politique de la Majorité présidentielle à affirmer la volonté de Kinshasa, mais surtout du chef de l’Etat, Joseph Kabila, de respecter les prescrits de la Constitution qui régit la République démocratique du Congo depuis 2006.

Reçu à l’émission «Internationales», co-produite par Radio France Internationale (RFI) et TV5 Monde. Lambert Mende, ministre de l’information et porte-parole du gouvernement, affirmait qu’en 2016, il y aura remise et reprise entre l’ancien et le nouveau président en RDC. Malgré les déclarations faites par les acteurs de la Majorité présidentielle face aux intentions de déverrouiller l’article 220 de la Constitution, pour permettre au chef de l’Etat. Joseph Kabila, à briguer un troisième mandat en 2016, les opérateurs politiques de l’opposition restent sceptiques. En attendant de voir clair sur ce dossier dans les jours à venir, des analystes ont repris du service en ce qui concerne le probable candidat que présentera la MP si jamais Joseph Kabila ne se lançait dans la course présidentielle en 2016. Le chef de l’Etat va-t-il, en sa qualité de l’autorité morale de la Majorité présidentielle, désigner un Dauphin ? La question fait le tour de tous les salons politiques à Kinshasa.

Bataille des gladiateurs à craindre

Dans un article intitulé : «2016, ceux qui comptent », AfricaNews révèle que la « guerre» risque d’être rude au sein du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD). Cinq noms sont cités du côté du parti présidentiel pour disputer le poste de Dauphin. AfricaNews conseille même l’organisation des primaires. Mais cette hypothèse ne devrait pas passer, connaissant ‘les habitudes politiques en RDC en cette matière.

Si JKK ne désigne pas un Dauphin, trois des cinq personnalités ciblées, notamment Aubin Minaku (président de l’Assemblée nationale), Augustin Matata Ponyo (Premier ministre) et Evariste Boshab (vice-premier ministre et ministre de I’Intérieur) risquent de se lancer dans une bataille des gladiateurs. Selon des sources proches de la MP, deux de ces trois personnalités disposeraient déjà de leurs états-majors dans le cadre de la présidentielle de 2016. Ceux-ci fonctionneraient dans deux grands hôtels de Kinshasa.

En dépit du semblant d’unité dont font montre les acteurs politiques du PPRD, ceux des compatriotes qui assistent aux activités dudit parti politique constatent que chaque cadre se fait entourer des jeunes qui ne chantent qu’à sa gloire et à celle du chef de l’Etat. «Mingi mingi totangakakomboya Raïs….. Raïs mingimingi otangaka kombo ya…» (Traduisez : Il faut souvent citer le nom du chef de l’Etat… Et au chef de, l’Etat nous lui demandons de citer souvent le nom de…).

Ce .sont ce genre des slogans que l’on entend lors des activités du PPRD. Cela signifie que chaque cadre du PPRD, ceux qui lorgnent la présidentielle de 2016, veut tirer le drap de son côté.
CN

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