Le Rwanda et la RDC demandent le rapatriement des ex-rebelles congolais du M23

Des responsables du Rwanda et de République démocratique du Congo, pays voisin, ont souligné l’urgence de résoudre les problèmes que pose la présence au Rwanda de quelque 718 ex-combattants rebelles du M23, exilés dans ce pays, a révélé mardi une source officielle.

Dans un communiqué commun publié en conclusion d’une réunion mardi à Kigali, les deux gouvernements ont également promis d’ assurer leur rapatriement volontaire et leur réinstallation dans leur pays d’origine « dès que possible ».

Le Rwanda accueille un total de 718 ex-combattants du M23, qui ont fui leur ancienne base dans l’Est de la République démocratique du Congo suite à la scission du groupe rebelle en deux factions.

Il semblerait que les rebelles congolais au Rwanda se soient installés dans un nouveau camp à une distance raisonnable de la frontière entre le Rwanda et le Congo, afin d’assurer leur sécurité et leur protection.

Ceux qui ont fui au Rwanda sont arrivés en fin mars 2013 et la majorité d’entre eux appartenaient à l’une des factions du M23, loyale à Runiga Lugerero, l’ancien dirigeant politique de ce mouvement rebelle et qui demande actuellement l’asile au Rwanda.

Les deux délégations ont pris en compte l’accord tripartite conclu entre leurs gouvernements à Nairobi en fin 2013, sous la médiation de la Conférence internationale de la région des Grands Lacs, pour faciliter le rapatriement et la réintégration des ex- combattants congolais dans leur pays respectif.

Toutefois, bien qu’ils aient reçu une amnistie du président congolais Joseph Kabila, une grande majorité de ces anciens combattants du M23 hésite toujours à participer au rapatriement volontaire, et le plus grand nombre d’entre eux est toujours dispersé dans différents camps de réfugiés en Ouganda et au Rwanda.

Lors de l’accord tripartite à Kigali, les responsables ont salué l’octroi d’une amnistie aux ex-combattants du M23, estimant que cette initiative « crée des conditions propices pour le lancement de cette étape essentielle dans le renforcement de la paix et de la sécurité dans la sous-région ».

« Par ailleurs, les deux parties ont convenu de former une commission technique commune pour promouvoir un échange d’ expériences et faciliter la résolution des problèmes communs dans le processus de rapatriement », indique ce communiqué.

Le groupe rebelle du M23, alors connu sous le nom de Congrès national pour la défense populaire, a également affirmé que ses soldats devraient être intégrés à l’armée congolaise avec leur rang actuel.

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  • Quand le Rwanda et la RDC, conjointement demandent la solution pour la situation de l’Est, les congolais doivent s’en inquiéter. Derrière cette face diplomatique se cache toujours un Cheval de Troie dont l’estomac renferme un plan machiavélique de la part de Kagame.