Muyambo : Prisonnier politique du régime pour ses positions anti-révision

Le régime en place ne cesse d’offenser la démocratie chèrement acquise avec des arrestations arbitraires. Le cas de Jean-Claude Muyambo en est une preuve. Arrêté arbitrairement, le lundi 20 janvier dernier, dans sa résidence, par des éléments de la GR-Garde Républicaine fortement armés.
Pour y parvenir, le pouvoir a ressuscité une vielle affaire classée sans suite par le Parquet Général de Lubumbashi, depuis le mois de juin de 2014. Laquelle affaire opposée Muyambo à un sujet Grec, Emmanouil Stoupis sur une affaire ambigüe de stellionat. Au finish, Stoupis avait présenté son mea culpa à Muyambo pour s’être mal informé sur l’affaire tout en se désistant du dossier. Très rusé, le pouvoir a rebondi sur cette sale affaire en usant de la plainte de Stoupis contre Muyambo pour lui régler des comptes nonobstant le retrait de Stoupis du dossier. L’affaire est similaire au dossier qui oppose Wivine Moleka et Vital Kamerhe. Malgré que les deux parties se soient convenues devant leurs conseils de clore l’affaire, le régime a rebondi sur le dossier pour chercher noise à l’ancien speaker de l’Assemblée nationale. Muyambo balaye d’un revers de la main les allégations selon lesquelles il a été arrêté pour l’affaire qui l’opposait à Stoupis.

Selon lui, c’est Kabila qui est l’homme orchestre de son arrestation suite à ses positions contre lui et sa majorité qui multiplient des dilatoires pour s’éterniser au pouvoir. Muyambo dit qu’il est prisonnier politique de Kabila et pas des personnes d’autres. C’est, d’après lui, Kabila qui a ordonné son arrestation parce qu’il dérange. A en croire le président de la SCODE qui a d’ailleurs refusé tout procès devant la justice rd-congolaise, l’affaire Stoupis n’est que de la poudre aux yeux pour distraire l’opinion. «Je suis prisonnier de Kabila, c’est tout», lâche le SCODE Muyambo. Depuis son arrestation, son conseil composé des costauds avocats dont Georges Kapambia, Théodore Ngoy qui n’ont cessé de pointer du doigt accusateur le régime. Primo, sur le respect de la liberté d’expression qui n’existe que de nom en Rd-Congo et la procédure des arrestations qui ne respecte pas la déclaration universelle des droits de l’homme dont la Rd-Congo a ratifié. «Lire en fac-similé les lettes de l’ACAJ et du cabinet Théodore Ngoy adressés au PGR». De son coté, Muyambo reste serein. Il a confié à C-NEWS que dans cette bataille, le pouvoir ne va pas s’en sortir surtout que le régime est finissant. Il affirme qu’il se battra jusqu’au bout pour le départ de Kabila en 2016.

Au Katanga, la pression ne cesse de monter suite à l’arrestation de Muyambo. Des «Katangais» anti-Kabila exigent la libération de celui-ci avant que les choses ne prennent une autre tournure. Kyungu avait et la SCODE ont déposé une lettre ouverte à la MONUSCO Katanga sur la libération de Muyambo et les siens. Jusque-là, rien n’est encore fait. Muyambo s’est tiré des ennuis avec Kabila depuis qu’il a basculé à l’opposition suite à l’idée diabolique du pouvoir en place de se maintenir au-delà du délai Constitutionnel. Depuis, il est devenu l’homme à battre du régime avec son franc-parler contre Kabila. Lui, Katumbi et Kyungu ont fait bloc commun pour contrer Kabila avec un 3ième pénalty. Le trio met Kabila en difficulté au Katanga.

La lettre de l’ACAJ au PGR, Flory Kabange Numbi

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La correspondance du cabinet Théodore Ngoy au PGR

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MTN

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