L’Opposition menace de marcher en cas d’arrestation de Vital Kamerhe

Dans une déclaration faite jeudi à Kinshasa.
Elle exige également la libération de Diomi Ndongala, JB Ewanga, JC Muyambo, Vano Kiboko et d’autres militants des partis politiques

L’Opposition menace de regagner la rue au cas où Vital Kamerhe, leader de l’UNC (Union pour la Nation Congolaise), serait arrêté dans le dossier qui l’oppose à la députée Wivine Moleka, et jeté à la prison de Makala. Elle a fait cette déclaration hier jeudi 29 janvier 2015 au siège du Mouvement du peuple congolais pour la République (MPCR) de Jean Claude Vuemba, à Kinshasa/Ngiri Ngiri.

En effet, les partis et regroupements politiques, groupes parlementaires de l’opposition, organisations de la société et de la diaspora s’étaient réunis pour examiner la situation politique de l’heure.

Ils rappellent qu’en date des 19, 20, 21, 22 et 23 janvier 2015, le peuple congolais a lancé un message clair et fort à Joseph Kabila pour lui dire qu’il s’oppose fermement à tout projet de coup d’Etat constitutionnel à travers la loi électorale adoptée au parlement le 25 janvier 2015.

Ces partis et regroupements de l’Opposition constatent que le pouvoir actuel s’illustre par des violations massives et graves des droits humains et les libertés fondamentales pourtant garantis par la constitution, notamment la liberté d’expression et de communication, l’accès au système internet, aux SMS, aux réseaux sociaux, aux Radios et Tv privées ainsi que l’organisation des manifestations publiques.

Les opposants regrettent aussi la confiscation des médias publics par le même régime. Selon eux, le pouvoir s’en use pour menacer de mort, d’enlèvement et d’arrestation certains leaders de l’opposition.

Pour l’Opposition, Diomi Ndongala, Jean Bertrand Ewanga, Jean Claude Muyambo, Vano Kiboko, Kabatshi, Mike Mukebayi, Cyrille Mopapa, Ernest Kiaviro, Prof Michael Mbonekube, Willy Mishiki, Eddy Kapend, Dr Kanku, Gustave Bagayamuwe ainsi que Christopher Ngoyi, doivent être immédiatement libérés. De même que les combattants, militants et cadres des partis politiques et de la société civile tout comme les Etudiants arrêtés à Kinshasa et à l’intérieur du pays du fait de leur participation aux dernières manifestations contre la révision de la loi électorale.

Ces leaders dénoncent le harcèlement des membres de l’opposition par le pouvoir en place, notamment le cas du président national de l’UNC, Vital Kamerhe, dans le procès » politique et bidon » qui l’oppose depuis 2011 à la député Wivine Moleka devant le tribunal de paix de Kinshasa/Ngaliema. Ils condamnent avec la dernière énergie cet acharnement aux allures politiciennes contre tous les leaders de l’opposition, de la société civile et de la communauté estudiantine.

Les partis politiques de l’Opposition sont contre la politique de la terre brulée du pouvoir consistant en la » mise en circulation des motos neuves conduites par des hommes en uniforme pour asseoir l’insécurité généralisée dans la ville de Kinshasa « , et exigent la liberté sans condition de tous les détenus politiques, combattants et militants arrêtés dernièrement.

Une commission d’enquête nationale et internationale est exigée pour établir les responsabilités des crimes commis lors de ces manifestations. L’Opposition invite le peuple congolais et toute la diaspora congolaise à demeurer vigilants et à s’appuyer sur l’article 64 de la constitution.

Par Julie Muadi
La tempête des Tropiques

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