Présidentielle 2016: les Kabilistes comptent évoquer le report face au « défaut d’argent »

Les forces politiques et sociales doivent exiger un droit de regard sur les décaissements effectuées par le gouvernement pour le compte des élections législatives et présidentielle.

Dans l’un de nos articles parus après la victoire éclatante du “ NON “du peuple congolais à la loi électorale biaisée que la Majorité présidentielle avait tentée d’imposer à la nation en violation flagrante des règles universelles en matière de conquête du pouvoir par la voie démocratique, nous avons indiqué que le combat du peuple doit être poursuivi en prenant cette fois-ci pour cible la Commission électorale nationale indépendante, CENI en sigle Nous sommes heureux de constater que les événements qui surviennent depuis au fil de jours au pays nous donnent pleinement raison des Etats, des gouvernements et des organismes internationaux demandent à cette structure d’appui à la démocratie d’agir maintenant en se plaçant au dessus de la mêlée.

Pour être plus explicite nous dirons, quant à nous, sans détour ni faux fuyants, que la CENI est comparable à une chambre secrète dont le contenu pourrait à tout moment surprendre désagréablement le peuple.

En effet, une bonne loi électorale ayant le mérite de mettre tout le monde d’accord est une paire de manches et une Commission électorale nationale indépendante visiblement inféodée à la cause d’une poignée d’individus exerçant l’effectivité du pouvoir et désireux de le conserver malgré et contre tout en est une autre !

Un droit do regard de l’opposition sur les fonds de la CENI…

Compte tenu de ce qui précède et sachant que la CENI est comparable à tort ou à raison à une chambre secrète dont le contenu pourrait à tout moment surprendre, cette autorité chargée d’organiser les élections au pays doit être tenue à l’œil. Il nous revient que la majorité présidentielle a encore plusieurs tours dans ses manches pour récupérer ce qu’elle aura perdu par ses funestes projets de réviser la constitution, d’établir une nouvelle constitution et, tout récemment sa tentative d’imposer à la nation une loi électorale scélérate à son seul profit! La première de ces astuces consiste à déterrer le fameux stratagème du fait accompli qu’il développait depuis longtemps en prévision d’un éventuel refus de la communauté internationale d’intervenir financièrement dans l’organisation des élections en RDC.

Par le temps qui court, ladite communauté internationale conditionne son aide financière au processus électoral actuel à la publication du calendrier global des élections et à la tenue d’un dialogue politique inclusif concluant !

Il n’est pas absolument sûr que la Majorité présidentielle se pliera à ces exigences de la communauté internationale. Dans l’hypothèse de son refus, la Majorité présidentielle entend recourir à son fameux stratagème du fait accompli qui consistera à justifier le report à la dernière minute des échéances électorales pour défaut d’argent!

Pour contourner ce stratagème dévastateur, les forces politiques et sociales doivent exiger un droit de regard sur les décaissements de fonds effectués par le gouvernement pour le compte des élections à venir.

Par KAMBALE MUTOGHERWA
La Tempête des Tropiques

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