Le pouvoir de Kabila survivra-t-il à l’insurrection?

C’est une situation politique très tendue que vit la République démocratique du Congo depuis ces dernières quarante huit heures et pour cause. La révision de la loi électorale qui devrait permettre au président sortant Joseph Kabila de briguer un mandat supplémentaire n’est pas du goût de l’opposition et de certaines organisations de la société civile.

C’est une situation politique très tendue que vit la République démocratique du Congo depuis ces dernières quarante huit heures et pour cause. La révision de la loi électorale qui devrait permettre au président sortant Joseph Kabila de briguer un mandat supplémentaire n’est pas du goût de l’opposition et de certaines organisations de la société civile.

Depuis lundi, des Congolais ont manifesté leur colère, mais le dispositif policier très musclé mis en place par le pouvoir ne leur a point permis d’aller plus loin. Et certains ont déjà payer de leur vie, cette danse macabre autour de la constitution.
Alors qu’on pensait que le calme était revenu ce mardi dans la capitale, les échauffourées entre policiers et les anti-Kabila ont repris de plus belle.

Cette fois-ci, la fièvre a gagné toute la ville de Kinshasa alors que les manifestations étaient ciblées dans la zone du siège du Sénat où devait avoir lieu le vote. Le moins que l’on puisse relever c’est que tous les ingrédients d’une insurrection semblent réunies dans la capitale congolaise. Du moins, les manifestants semblent déterminés à aller jusqu’au bout de leur désir.

Ce qui n’est pas sans rappeler le mouvement populaire qui a renversé Blaise Compaoré en fin octobre dernier à Ouagadougou. Au deuxième jour des manifestations, le dispositif policier de Kabila fait feu de tout bois. Le pouvoir n’hésite pas à procéder à l’arrestation d’opposants ou encore à couper la République démocratique du Congo du cyberespace en rendant simplement impossible la communication par Internet et par SMS. Pour quels résultats? C’est vrai que Joseph Kabila ce n’est pas Blaise Compaoré et Kinshasa n’est pas non plus Ouagadougou. Mais ne dit-on pas que les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets?

Bark Biiga

1 Commentaire

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  • Mr Biiga, vos propos sont ils d’un patriote épris de paix ou ceux d’un opposant sacrifiant la vie des enfants des autres ? La démocratie est -elle une l’apanage de la seule opposition ? Sacrifier les vies humaines et détruire le tissus économique est-ce la démocratie ?
    Le dialogue est fait pour les hommes, des vrais hommes et, pour dissiper toute malentendue entre les protagonistes. Mr Biiga, as-tu connus les conséquences du pillage de l’époque Mobutienne ? kabila est fin mandat certes, ce n’est pas une raison de le pousser à démissionner avant le délai constitutionnel…
    Vous brandissez la constitution qu’on veut violer, et le comportement que certains opposants (s’ils les sont réellement) affichent; n’est pas non constitutionnel ?
    Aujourd’hui, c’est Kabila qui est accusé de tous les maux que souffrent les congolais, demain, ceux qui versent le sang et utilisent le bouclier humain pour se hisser au pouvoir seront à leur tour jugé et vomis par les mêmes personnes qui les encouragent à perturber l’ordre établi. Tout pouvoir vient de Dieu, et chacun son tour…