A Kinshasa, la plénière de la honte!

En République démocratique du Congo, l’opposition soupçonne la majorité de vouloir retarder les échéances électorales avec le projet de loi électorale à examiner ce samedi par l’Assemblée nationale.

Pour l’examen de ce texte, une plénière a été convoquée ce 17 janvier, un jour férié commémorant le décès de Patrice Emery Lumumba, héros national assassiné en 1961.

Le choix de ce jour férié pour débattre du projet de loi électorale alimente la suspicion dans les rangs de l’opposition, qui a décidé de boycotter l’examen de ce texte controversé.

Elle met notamment en cause une disposition du projet de loi conditionnant l’organisation des législatives et de la présidentielle prévues en 2016 à un recensement de la population.

Le décompte de la population peut durer près de trois ans, selon certains observateurs. Ils estiment que cette opération peut retarder les élections.

Un tollé

Une éventualité que n’écarte pas Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement. Il a affirmé vendredi que les élections pouvaient se tenir en 2016 comme prévu, tout comme elles pourraient être organisées en 2017. Des propos qui ont suscité un tollé au sein de l’opposition.

Plusieurs partis d’opposition ont d’ores et déjà appelé à une manifestation lundi prochain, devant le Parlement, pour dénoncer ce projet de loi électorale.

Selon la Constitution de la RDC, la présidentielle peut se tenir durant les 90 précédant la fin du mandat du président au pouvoir. Elle peut aussi être organisée pendant les 90 suivant la date d’expiration de son mandat.

Commenter

Cliquez-ici pour commenter

Laisser un commentaire