L’hémicycle du palais du peuple s’est transformé en un véritable ring de boxe entre députés de la majorité et leurs collègues de l’opposition. Tout a commencé lorsque le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku a ouvert la séance. Un concert de sifflets a résonné dans la salle de Congrès perturbant la poursuite des travaux. En première ligne, Martin Fayulu, Franck Diongo, Basile Olongo, Jean-Claude Vuemba, Albert Fabrice Puela, Fabien Mutond et Ambetobe.

Les opposants se sont avancés vers la tribune mais ont été vite contrés par leurs collègues de la majorité venus occuper aussi l’estrade. Un coup est donné par un membre du pouvoir à un élu de l’opposition et puis, c’est la confusion totale. Les uns et les autres se tiraillent et le président de l’Assemblée appelle les députés de la majorité de laisser s’exprimer librement et démocratiquement les députés de l’opposant. Les bruits de sifflet rendent inaudible la salle. Minaku les invite sans succès de regagner leurs places.

Il propose de suspendre la plénière pour tenir une conférence de presse mais la majorité boude. Aubin Minaku se retracte et demande au vice premier ministre Evariste Boshab de presenter l’economie de la loi. La tribune est placee au podium a gauche des membres du bureau. A la prise de parole de Boshab, les opposants entonnent la chanson fetiche pour humilier Boshab.  “voler n’est pas bon. Voler n’est pas bon”.

Malgre les brouhaha, le vice premier ministre presente la loi. Quand il termine, Minaku ouvre le debat general. Les opposants maintiennent la pression mais ils craquent une heure trente apres. Ils decident de quitter la salle sous les huees de leurs collegues de la majorite. Les quatre presidents de groupes parlementaires de l’opposition annoncent le boycott de tout debat sur la loi electorale.

Au sujet de ces incidents de ce lundi matin, ils responsabilisent le president Kabila comme le principal auteur de toutes les bavures policieres contre leurs militants. Pour eux, Kabila a entame le glissement mais ils promettent de faire echec a ce plan.