Un haut responsable de l’administration pénitentiaire russe est soupçonné d’avoir fait démonter, entre 2014 et 2015, environ 7.000 plaques en béton recouvrant quelque 50 kilomètres de route pour les revendre. Le préjudice porté à l’État russe est estimé à plus de 6 millions de roubles (soit plus de 72.000 euros).

Risquant une peine allant jusqu’à 10 ans de prison, ce responsable de l’antenne locale du service d’application des peines de la république des Komis (nord du pays) est soupçonné de « détournement de biens publics à grande échelle » et d’« abus de pouvoir ». Il aurait ainsi usé de sa position pour faire démanteler cette route passant près d’un camp de détention.

Voler des tronçons de routes ou de rails, une habitude en Russie ?

Un chef d’entreprise, l’ex-adjoint du responsable et le directeur du camp sont également visés par l’enquête, a indiqué le comité d’enquête russe.

En 2008, rappelle The Guardian, deux hauts responsables de la police des transports russe ont été condamnés à deux ans de camps pour avoir fait démonter et revendre les rails sur un tronçon important d’un des principaux chemins de fer russes.