Le président sud-africain, Jacob Zuma, a exprimé l’espoir mercredi qu’il n’y aurait “pas de changements inconstitutionnels de gouvernement” au Zimbabwe après la prise du pouvoir militaire à Harare, affirme Reuters.

M. Zuma a également appelé le gouvernement et l’armée du Zimbabwe à résoudre leurs différends à l’amiable, affirmant que la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), au nom de laquelle Zuma intervenait, était prête à aider le pays de Mugabe à résoudre l’impasse.

Des soldats zimbabwéens ont annoncé être intervenus dans la nuit de mardi à mercredi pour éliminer des «criminels» proches du président Robert Mugabe mais ont démenti toute tentative de coup d’Etat contre le maître absolu du pays depuis 1980.

La confusion a régné tout au long de la nuit. Des échanges de tirs ont été entendus vers 2 heures, près de la résidence privée de Robert Mugabe, a déclaré sous couvert de l’anonymat à l’AFP un résident du quartier de Borrowdale.

«Ce n’est pas un coup d’Etat militaire contre le gouvernement», a précisé le général Sibusiso Moyo devant les caméras. «Nous assurons à la Nation que son Excellence le président (…) et sa famille sont sains et saufs et que leur sécurité est garantie.»

Malgré ce message, l’ambassade des Etats-Unis au Zimbabwe a recommandé mercredi à ses ressortissants de rester chez eux en raison des «incertitudes politiques» créées dans le pays.

L’ancien vice-président Emmerson Mnangagwa, 75 ans, a été humilié et démis de ses fonctions et a fui le pays, après un bras de fer avec la première dame, Grace Mugabe, 52 ans. Figure controversée connue pour ses accès de colère, elle compte de nombreux opposants au sein du parti et du gouvernement. Avec ce limogeage, Grace Mugabe se retrouve en position idéale pour succéder à son époux.