Huit militaires belges rapatriés, trois civils gabonais blessés et un dossier au parquet fédéral.

Selon La DH, huit militaires belges de la Brigade légère, participant à l’opération Tropical Storm qui se déroule actuellement au Gabon, ont été rapatriés, ce week-end, et ramenés en C-130 à Melsbroek.

La mesure fait suite à des incidents de bagarre qui se sont produits la nuit de vendredi à samedi dans un night-club à Libreville, lors desquels des civils gabonais ont été blessés et l’établissement mis à sac. Le parquet fédéral est saisi de l’affaire, ce qu’a pu nous confirmer son porte-parole Eric Van der Sypt. La bagarre opposait les militaires belges, des éléments du 3e Bataillon de Parachutistes de Tielen, à des militaires français.

À ce stade , les soldats belges impliqués sont considérés en tant que suspects, comme présumés à l’origine de la bagarre qui a eu pour cadre le Pearl, night-club connu à Libreville, samedi à 4 h du matin.

L’opération Tropical Storm 2017 se déroule du 15 septembre au 15 octobre. Elle implique près de 800 militaires des composantes Terre, Air et Médicale. L’objectif est l’entraînement des bataillons para-commandos de la Brigade légère aux opérations spéciales et tactiques dans des conditions climatiques dures propres à l’Afrique, tropicales.

C’est à l’issue du premier volet d’exercices que cette bagarre a eu lieu, dans ce bar décrit comme “bar d’ambiance dans le quartier festif de Libreville”, avec des militaires français. Ceux-ci assurent l’appui logistique en mettant des infrastructures à disposition des Belges et en encadrant les exercices de survie dans la forêt tropicale et les mangroves gabonaises depuis leur CAOME, le centre d’aguerrissement outre-mer et étranger.

Boisson ? Nerfs fatigués ? Un mot de trop ? Chaleur ? L’enquête doit établir l’origine et les responsabilités de la baston. L’ampleur des dégâts dans le night-club confirme que celle-ci fut conséquente. Si le bilan fait aussi état de trois civils gabonais “blessés graves”, les forces françaises et belges sont discrètes sur leurs propres blessés.

Trois enquêtes sont ouvertes par les autorités gabonaises, françaises et belges. À Bruxelles, le parquet fédéral précise l’ouverture d’une information pénale pour coups et blessures volontaires. Les enquêteurs disposent d’enregistrements vidéo. Huit militaires belges du 3e Para ont été écartés, et rapatriés le jour même.