Une minorité seulement a un travail actif. En jetant un regard sur cette minorité, amère est le constat de voir que sa situation ne s’améliore guère. Elle se dégrade, allant même de mal en pis.

Pour un travailleur, son salaire devrait lui permettre de s’assurer une meilleure sécurité sociale. Ce qui, du reste, n’est pas le cas de celui de la RDC. Il a du mal à nouer les deux bouts du mois avec son salaire. Avec la récente chute du franc congolais face à la devise américaine, le travailleur a vu la valeur de son salaire être réduit presque de moitié.

Pour un travailleur qui perçoit 180 000 franc congolais de salaire, ce montant représentait, il y presque 7 mois, l’équivalent de 200 dollars. Actuellement, il ne représente plus que 130 dollars ou presque. Donc au finish, le travailleur est toujours perdant car il aura sensiblement perdu son pouvoir d’achat.

En RDC, d’aucun se pose la question sur l’application du code du travail. Il est fréquent de constater qu’il y a des congolais qui travaillent pendant des années sans avoir un contrat de travail. Il y en a encore d’autres qui bien que détenant le matricule même dans des entreprises de l’État, ils restent impayés pendant des nombreuses années. Et que dire même du secteur de la sous-traitance? Dans ce secteur, les travailleurs sont tellement exploités, et donc une vraie réglementation s’impose.

On peut beau organiser des défilés à la place du cinquantenaire ou même passer des messages télévisés à la veille de cette journée, mais la meilleure chose à faire est plutôt de trouver des vraies solutions quant aux problèmes qui entravent la vie du travailleur congolais en mettant en place une vraie politique tout en faisant respecter les lois régissant le secteur du travail.