Selon le coordonnateur humanitaire en RDC, Mamadou Diallo, plus d’un million de personnes ont été déplacées par les violences qui ont affecté cette région alors que 731.000 personnes, dont des milliers de femmes et d’enfants, ont besoin d’une assistance humanitaire d’urgence.

Mamadou Diallo a indiqué que les quelques quarante organisations humanitaires nationales et internationales qui sont à pied d’œuvre à travers les provinces du Kasaï-Central, du Kasaï, du Kasaï-Oriental, de Lomami et du Sankuru pour donner une réponse humanitaire sont confrontées à des défis importants qui nécessitent des ressources supplémentaires.

C’est pourquoi il a lancé un appel aux partenaires de la RD Congo pour des fonds humanitaires d’urgence se chiffrant à 64,5 millions de dollars américains.

Ce montant, a-t-il poursuivi, est celui estimé par OCHA et par les organisations humanitaires comme étant nécessaire pour apporter une aide d’urgence et multiple aux personnes qui sont affectées par les affrontements entre miliciens Kamuina Nsapu et forces de l’ordre.

On rappelle que le plan humanitaire pour la RDC en 2017 se chiffre à 675 millions de dollars. A ce jour, OCHA affirme n’avoir reçu que 10% de ce montant, soit 66 millions de dollars américains.

Mais le coordonnateur humanitaire en RD Congo insiste sur le fait que la crise humanitaire dans le Kasaï ne doit pas faire oublier les autres crises humanitaires, notamment dans les provinces de l’Est du pays. En particulier, la province du Tanganyika compte plus de quatre cent mille personnes qui ont été déplacées à cause des affrontements entre les communautés Twa et la communauté Bantoue. Et le Nord et le Sud-Kivu enregistrent encore 1.2 million de déplacés.