Selon un chef coutumier de la tribu des Bakwa-Diyaya contacté sur place par Xinhua, les miliciens ont été tués lors de deux opérations conduites jeudi et vendredi par l’armée dans le village de Kakamba.

Ils seraient venus de la région de Kafuba, à 130km au sud-ouest de la ville de Kananga.

La population qui s’était réfugiée en brousse, a précisé le chef coutumier, a regagné le village samedi au petit matin, car le chef-lieu du territoire et la mission catholique de Ndekesha, visés par cette attaque, sont actuellement sous le contrôle de l’armée.

Dans son dernier discours devant les deux chambres du Parlement, le président Joseph Kabila avait annoncé la mise en place d’une zone opérationnelle de l’armée dans la partie centrale du pays, en proie aux combats suite à la présence d’éléments de cette milice tribale dont le chef, Kamwina Nsapu (de son vrai nom Jean-Pierre Mpandi), a été tué en 2016.

Ces hostilités qui durent depuis plus de six mois dans cette partie du pays a déjà poussé des milliers des personnes à quitter leur domicile pour fuir les combats, selon Mamadou Diallo, le coordinateur des affaires humanitaires de l’ONU en RDC.