Le Rassemblement menace de reprendre les actions de rue faute d’accord samedi

Le Rassemblement, une large coalition d’opposition congolaise, a menacé mercredi de reprendre les actions de rue après le 31 décembre 2016 si aucun accord politique n’est signé avant cette date pour sortir la République démocratique du Congo (RDC) de la crise provoquée par le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila au delà de la fin constitutionnelle de son mandat. 

 

Des négociations informelles, entamées le 8 décembre sous l’égide de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), doivent reprendre mercredi après la pause de Noël.

Le comité de rédaction de l’accord qui doit sanctionner les discussions directes entre la Majorité présidentielle (MP, qui soutient l’action de M. Kabila) et l’opposition doit rendre sa copie mercredi. Les négociations proprement dites sont prévues jeudi, avec l’espoir d’une signature vendredi.

« Nous n’allons pas nous éterniser dans des discussions interminables. Pour le Rassemblement, la ligne rouge c’est le 31 décembre. Si à cette date aucun accord n’est signé, nous allons tirer conséquence de la mauvaise foi de la Majorité. Par conséquent nous allons reprendre l’autonomie de nos actions. Face à un gouvernement têtu, notre moyen c’est la rue. Le peuple nous a toujours fait confiance », a affirmé le conseiller juridique de l’opposant historique Etienne Tshisekedi, Peter Kazadi, au site d’information Actualité.cd.

M. Kazadi a rappelé la position du Rassemblement des Forces Acquises au Changement. Cette plate-forme d’opposition est prête à concéder à M. Kabila la présidence de la République pendant la période intermédiaire « seulement si le Rassemblement prend la tête du gouvernement afin d’atteindre les objectifs liés à l’organisation des élections dans un délai de douze mois et la direction du comité de suivi de l’accord politique ». Il exige aussi que les responsabilités soient « partagées » au sein des gouvernements provinciaux.

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  • L’accord est hypothétique du fait du jusqu’au boutisme des uns face à la détermination de l’alternance des autres. Rie ne présage que le gouvernement Badibanga, fraichement investi par l’actuel parlement, cédera la place à un autre. La logique de la confrontation persistera jusqu’à la baisse de la tension.