Les socialistes européens pour des sanctions aux responsables des violences

Une liste noire des principaux acteurs des violences a été dressée. Les socialistes du Parlement européen, qui compte aussi l’Italienne d’origine congolaise Cécile Kyenge, veulent faire pression pour que les fauteurs des troubles qui paralysent la République démocratique du Congo (RDC). Une résolution pour ce pays a été votée par les Eurodéputés qui se disent excédés par le maintien de « l’impasse politique » qui empêche l’avènement pacifique d’une alternance politique dans le pays.

En compagnie de Mme Kyenge, Gianni Pittella a effectué de nombreuses missions de médiation en RDC ces dernières années. Pour lui, le temps est venu de faire enfin dans le sérieux, en sévissant contre les personnalités qui entretiennent une situation d’insécurité perpétuelle dans ce pays. « Nous maintenons pleinement notre engagement pour les populations de la République démocratique du Congo et demandons au Conseil européen de mettre à l’agenda de sa réunion du 12 décembre prochain des sanctions ciblées » contre des responsables congolais.

L’eurodéputé Gianni Pittella est le chef de groupe du S&D (Sinistra e Democratie = Gauche et Démocratie) au Parlement européen. C’est à lui que revient le mérite d’une précédente résolution européenne contre les minerais de sang qui entretiennent l’insécurité à l’est de la RDC. Il explique que les sanctions qu’il appelle de ses vœux « devraient inclure l’interdiction des visites, le gel des biens pour les fonctionnaires de haut niveau et les agents des forces armées responsables des répressions de manifestations et de l’impasse politique qui empêchent le déblocage pacifique de la situation constitutionnelle » actuelle dans le pays.

Il a proposé une première liste noire des violateurs. Elle inclut des officiers de haut niveau. « En particulier Kalev Mutombo, John Numbi, général Kampete, Gabriel Amisi Kumba et Célestin Kanyama » retenus principaux freins à une sortie de crise pacifiée. Cette liste sera proposée le 12 décembre aux parlementaires européens; et elle pourrait s’enrichir de nouveaux noms. Le Parlement européen souhaite que les différents acteurs politiques congolais puissent déterminer, sans pressions et intrusion de forces autres que politiques, de l’avenir que choisira le Congo à la fin du mandat des institutions actuelles.

Lucien Mpama

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