Dialogue-bis : la CENCO dans le dernier virage

A 18 jours de la fin du second et dernier mandat du président de la République en exercice, Joseph Kabila, des millions de Congolaises et Congolais sont partagés entre la peur du pire et l’espoir d’une sortie pacifique de la crise de légitimité au sommet de l’Etat.

Une lueur d’espoir est venue une fois de plus de la résidence d’Etienne Tshisekedi, à Limete, où s’est de nouveau signalée une délégation de haut niveau de la CENCO (Conférence Episcopale Nationale du Congo), conduite par son président, Mgr Utembi.

Au sortir d’un long échangé avec le président du Conseil des Sages du Rassemblement, l’abbé Nshole, qui brillait ces temps derniers par la langue de bois, a curieusement répondu à quelques questions de la presse. A l’en croire, l’entrevue entre Etienne Tshisekedi et les Evêques Catholiques s’est déroulé dans un climat de parfaite cordialité. Selon le porte-parole de la CENCO toujours, les choses avancent dans la bonne direction et que les divergences qui persistent encore entre la Majorité Présidentielle et le Rassemblement des Forces Politiques et Sociales Acquises au Changement pourraient être aplanies à plus ou moins brève échéance.
Le précité s’est réjoui par ailleurs de la libération de Bruno
Tshibala, Secrétaire général adjoint de l’UDPS et porte-parole du président du Rassemblement, la considérant comme un pas de plus dans la voie de la décrispation de la situation politique au pays.

Bien que pleine de sous-entendus, la déclaration de l’abbé Nshole a paru, aux yeux de beaucoup, comme un signal non négligeable des avancées notables enregistrées dans la médiation que conduit la CENCO en direction des camps de Kabila et Tshisekedi. Nombre d’observateurs sont tentés de penser qu’un compromis politique en rapport avec la gestion de la transition, le statut du Chef de l’Etat Joseph Kabila, la date de la tenue des élections présidentielle et législatives nationales …n’est pas à exclure avant le 19 décembre 2016.
Des indiscrétions qui s’échappent des salons politiques de Kinshasa laissent croire que les Evêques catholiques envisageraient de lancer, à une date qui reste à déterminer, des invitations formelles aux délégués de la Majorité Présidentielle et du Rassemblement afin que les uns et les autres se mettent autour d’une même table pour harmoniser les points de divergences qui « dérangent » au niveau de l’Accord Politique de la Cité de l’Union Africaine et de la « Feuille de route » du Rassemblement.
Boudée par des « faucons » de la Majorité mais suivie avec attention par des « Kabilistes » modérés et des ténors de l’Opposition proche de Limete, la mission de bons offices de la CENCO semble se trouver dans le dernier virage devant conduire vers un Dialogue inclusif entre pro-Kabila et pro-Tshisekedi. Cela parait d’autant vrai que les pressions des Occidentaux, notamment les USA, la France, la Belgique, la Grande-Bretagne, le Canada, l’Allemagne… sur Kinshasa pour éviter un 19 décembre 2016 apocalyptique ne font que s’accentuer. La dernière en date est venue du Congrès américain, où les participants ont martelé que la démarche des Evêques Catholiques était la dernière chance à saisir par le pouvoir en place à Kinshasa et le Rassemblement pour ficeler un Accord politique inclusif. La majorité républicaine a également souligné, en présence des témoins de la Majorité présidentielle, She Okitundu et Kikaya Bin Karubi, que le Chef de l’Etat, Joseph Kabila, devait fixer clairement l’opinion tant interne qu’externe sur son avenir politique, à savoir prendre sa retraite politique à la fin de son second et dernier mandat, et non laisser pareille tache à des intermédiaires.
On signale qu’après le passage de la Cenco, l’Ambassadrice du Canada à Kinshasa a, elle aussi, franchi la porte de la résidence de Tshisekedi. On croit savoir que sa visite s’inscrivait dans le cadre de la recherche d’un consensus politique pour épargner aux filles et fils de la RDC un scénario catastrophe après le 19 décembre 2016.
Kimp

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  • La paix en RDC est le souci de peuple congolais et de la communauté Internationale que nous disons ici merci pour son soutien à la volonté du peuple congolais. Kabila devient le seul obstacle à la paix en RDC. Aujourd’hui les élections restent l’une voie pour la paix en RDC.

  • Appelons chaque chat par son nom, le Président Kabila n’est pas le « problème », c’est son entourage surtout ceux qui ont induit le « Maréchal » en erreur et certains faucons « du PPRD » qui croient que le départ du « Raïs » serait leur arrêt de mort politique et d’affaires. C’est mieux que les sanctions les plus dures les frappent sans délai