Baptisée ‘Tous pour les élections apaisées’, cette campagne démarre quelques jours après celle que les mouvements citoyens ont démarrée le week-end dernier sous le nom de “Bye Bye Kabila”.

“Il y a une partie de l’opposition qui fait l’apologie de la violence par rapport aux dates, réclamant le respect de la Constitution auquel nous tenons tous, en commençant par le président Joseph Kabila. Voilà pourquoi, la jeunesse du Pprd (Ndlr, Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie) a décidé de lancer une campagne d’appel à la paix de tous les Congolais pour que le pays retrouve un environnement meilleur”, explique dans une interview à VOA Afrique Christophe Kolomoni, secrétaire national chargé de l’organisation et de la propagande du parti de M. Kabila.

Selon lui, les jeunes kabilistes feront du porte-à-porte et rencontreront diverses personnalités durant cette campagne.

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La jeunesse du Pprd lance cette campagne alors que le pouvoir n’autorise plus aucune manifestation politique publique de l’opposition après des heurts entre les forces de l’ordre et des manifestants qui font plus morts.

Samedi, les jeunes des mouvements citoyens et de l’opposition ont été dispersés quelques minutes après avoir lancé la campagne “Bye Bye Kabila” exigeant le départ du pouvoir du président congolais après le 19 décembre, date constitutionnelle de la fin de son deuxième et dernier mandat présidentielle tel que le prévoit la Constitution. Certains de ces jeunes ont même été arrêtés.

La RDC traverse une crise politique profonde depuis la réélection contestée de M. Kabila en 2011, aggravée par la non-tenue de la présidentielle et des législatives qui auraient dû avoir lieu cette année.

Dans un accord signé en octobre, la majorité et une frange minoritaire de l’opposition sont convenues du report de ce scrutin à une date non fixée et du maintien au pouvoir de M. Kabila au-delà du 20 décembre, en contrepartie de la nomination d’un Premier ministre issu de l’opposition et de la mise en place d’un nouveau gouvernement “d’union nationale”.

Cet accord a été rejeté par la majeure partie de l’opposition.

M. Kabila est au pouvoir depuis 2001 et la Constitution lui interdit de se représenter. Le chef de l’État reste sourd aux exhortations de ses détracteurs qui le pressent de déclarer publiquement qu’il ne sera pas candidat à la prochaine présidentielle.

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