Outre cette acceptation, ces opposants posent des préalables pour participer effectivement au Gouvernement d’Union Nationale issu de différentes recommandations du dialogue politique National Inclusif.

Vital Kamerhe, président de l’UNC et chef de la délégation ou co-modérateur de l’Opposition au dialogue, a coupé court à tous les doutes et hésitations de certains prophètes de malheur de la RD Congo. La décision a été prise dans l’après-midi d’hier jeudi à Kinshasa. Celle d’accompagner le Premier ministre Samy Badibanga dans l’application de l’accord du 18 octobre 2016 pour amener le pays jusqu’aux élections.

« Avant d’aller voir le Premier ministre, nous avons tenu une grande réunion de la direction politique nationale élargie à nos alliés (38 partis politiques). Après discussions houleuses, il y en a qui étaient pour et d’autres contre. Ceux qui étaient contre évoquaient la question de l’insécurité dans l’Est de la Rdc. Nous avons décidé de sauver l’œuvre que nous avons nous même fabriqué », a-t-il dit.

Et Vital Kamerhe de poursuivre : « Quant au format du gouvernement, nous proposons au premier ministre la représentativité de la jeunesse et de la femme à hauteur de 30%, des ministères spécifiques devraient être créés pour la gestion des résolutions du dialogue ».

Kamerhe et sa délégation ont aussi demandé à Samy Badibanga de poursuivre avec les mesures de décrispation politique et le respect strict des Droits Humains et de certaines questions politiques, y compris celle de la cohésion  nationale. Sans oublier celle des élections dans le délai arrêté à l’issu du dialogue politique tenu à la Cité de l’Union Africaine à Kinshasa.

Concernant les questions sécuritaires, le parti de Vital Kamerhe propose la mutation des responsables politico-administratifs et militaires dans les zones à conflit, plus particulièrement dans le grand nord, dont Beni, Lubero, Butembo, Rutshuru, Masisi et autres.

Au sujet du social, l’UNC souhaite que la question figure au premier plan dans le programme de l’actuel gouvernement. Le même souhait exprimé par le chef de l’Etat, Joseph Kabila, lors de son discours sur l’état de la Nation. Aussi le souhait de tous les Congolais, soucieux de voir les choses évoluer, que plutôt de demeurer dans des promesses irréalistes.

En ce qui concerne la répartition des postes ministériels, l’UNC et alliés invitent le Chef de l’exécutif national à tenir compte des poids et des forces présentes à l’Assemblée nationale.

La Majorité présidentielle, l’UNC/Alliés, la société civile et le RCD chez Badibanga

Toujours au cours de la journée d’hier, le Premier ministre Samy Badibanga a reçu la Majorité Présidentielle, conduite par l’honorable Aubin Minaku Ndjalandjoko, président de l’Assemblée nationale. Au sortir de cette audience, il a indiqué que le Gouvernement de large union nationale ne doit pas ressembler à un partage du gâteau. Dans la foulée, le chef du Gouvernement a aussi reçu la société civile qui avait pris part au dialogue, conduite par Marie-Madeleine Kalala et Cathy Kalanga. Par la suite, le représentant des personnalités politiques du dialogue politique de la Cité de l’Union Africaine, Azarias Ruberwa a aussi été reçu à la tête d’une délégation du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD). A l’en croire, son parti politique à des compétences pour briguer à tous les postes que le Premier ministre devra les présenter. Des sources proches de la Primatures, des consultations devraient encore se poursuivre aujourd’hui.

(Bernetel Makambo)