Felix Tshisekedi: « nous allons rendre le pays ingouvernable »

Félix Tshisekedi Tchilombo le Secrétaire général adjoint chargé des problèmes politiques, diplomatiques, de communication et juridiques. Troisième fils d’Etienne Tshisékédi, président de l’UDPS, il est dans la politique très longtemps.

Il a d’abord commencé par  militer depuis la cellule, en 1993, comme président de la cellule de l’UDPS Louvain. Ensuite, il est passé vice-président à la Fédération de Belgique au Luxembourg. Là, il est resté une dizaine d’années et ensuite, il a été désigné en 2008 Secrétaire national adjoint aux relations extérieures. Après le Congrès du parti en 2010,  il devient Secrétaire national aux affaires extérieures. En 2011, il est élu député dans sa province d’origine mais n’a jamais siégé parce que l’UDPS avait refusé d’aller siéger au parlement aux côtés du parti de Joseph Kabila.

Et la lutte enclenchée depuis ce temps, se poursuit puisqu’à travers l’entretien qu’il a accordé à la rédaction de votre journal, le 8 novembre dernier, il prévoit ce qui pourrait arriver en République démocratique du Congo, le 19 décembre prochain, si Joseph Kabila ne quitte pas le pouvoir comme le prévoit la Constitution. Il a aussi dépeint le paysage politique en République démocratique du Congo (RDC) et surtout les hommes qui l’animent. Mais avant, il nous a situé sur sa venue à Ouagadougou. 

« Le Pays » : Dans quel cadre êtes-vous à Ouagadougou ?

Félix Tshisékédi Tchilombo : Le MPP est un parti qui est membre de l’International socialiste, l’UDPS aussi. C’est dans ce cadre que nous nous sommes connus. Notre première rencontre, c’était à Poitiers en France, lors du Congrès du Parti socialiste français qui nous avait tous invités, nous  camarades de l’International socialiste. A ce moment, les élections au Burkina Faso n’avaient pas encore eu lieu. Nous avons donc fait connaissance avec le président Roch Marc Christian Kaboré, monsieur Zéphirin Diabré et bien d’autres camarades burkinabè. Voilà comment l’amitié est partie. Il y a eu d’autres rencontres en Afrique et à l’International. Et à chaque fois, nous échangions sur la nécessité de faire avancer la mouvance progressiste en Afrique. Aujourd’hui, nous nous réjouissons de voir que les progressistes sont arrivés au pouvoir et sont en train de faire avancer la démocratie. Nous sommes en train de les imiter. Voilà pourquoi nous sommes là pour échanger les expériences, les informations et solliciter la solidarité des mouvements progressistes frères.

Dans quel état d’esprit se trouve aujourd’hui votre mentor Etienne Tshisékédi?

Etienne Tshisékédi est très optimiste. Il est rentré au pays après une convalescence de deux ans en Belgique. Malgré son âge, 84 ans, il est resté déterminant et constant dans le combat qu’il mène pour l’instauration d’un Etat de droit et de démocratie en République démocratique du Congo.

Est-il libre de ses mouvements ?

Il est libre de ses mouvements mais il devait tenir un meeting le samedi 5 novembre dernier, et il en a été empêché. C’est le quotidien du Congo. Les droits et les libertés sont confisqués par ce régime dictatorial qui tente de s’imposer au peuple congolais, contre non seulement la loi fondamentale mais aussi contre la volonté du peuple qui a exprimé à plusieurs reprises son rejet de Kabila et de son régime.

Pensez-vous que le 19 décembre prochain, Kabila ne sera plus président de la République ? Si oui, qu’est-ce qui vous fonde à croire qu’il quittera le fauteuil présidentiel ?

L’avenir n’appartient qu’à Dieu. Mais lorsque je vois la détermination du peuple, et le 19 septembre dernier a été une des manifestations de cette demande, j’ose croire que Joseph Kabila ne restera pas à la tête du Congo. Si au lendemain du 19 décembre, il y est encore, le Congo va entrer dans une zone de turbulences dont personne ne peut mesurer l’ampleur. S’il lui reste encore un peu de bon sens, il doit percevoir le signe des temps et savoir qu’au-delà du 19 décembre, cela va être une période difficile pour lui parce que plus personne ne le reconnaîtra comme président et même à l’étranger, son pouvoir se retrouvera fragilisé. Je crois qu’il commence à le comprendre un peu, parce que lui qui avait ignoré la main tendue de l’Eglise catholique qui offrait ses bons offices pour faire sortir le pays de  la crise, vient de revenir à de meilleurs sentiments en relançant cette médiation ou concertation. C’est de là que sortira la solution pour lui permettre de partir d’une façon honorable ou alors il ignorera cette initiative de l’Eglise catholique et le Congo rentrera dans une période d’incertitude dont lui seul sera responsable et  subira les conséquences.

Et pourtant, la Cour constitutionnelle lui permet de rester au pouvoir au-delà du 19 décembre

La Cour constitutionnelle tient plus d’une parodie que d’une Cour réelle. Elle a une loi organique qui impose aux  neuf juges, pour atteindre la validité de leur siège, d’avoir au minimum sept (7) juges pour pouvoir se prononcer. Mais récemment, c’est avec cinq (5) qu’elle a siégé pour permettre à Joseph Kabila de rester au pouvoir au-delà du 19 décembre. Pour nous, c’est illégal et personne, dans la Communauté internationale, n’y a fait allusion. De la même manière que la Commission électorale est un instrument aux mains du pouvoir Kabila, de la même manière, la Cour constitutionnelle l’est aussi lui pour lui permettre de bafouer la Constitution et les lois de la République. Pour nous, la décision de la Cour constitutionnelle est une parodie de justice à laquelle il ne faut pas faire attention. Concernant le dialogue politique que nous avons rebaptisé monologue, l’Union européenne (UE), lorsqu’elle a pris position en demandant un dialogue plus inclusif, n’a même pas fait allusion à cet accord politique. C’est la preuve que cet accord n’a pas convaincu grand monde. Ce sont les présidents Dos Santos de l’Angola et Denis Sassou Nguesso du Congo qui ont vivement recommandé à Joseph Kabila de prendre langue avec la vraie opposition. D’où le montage grossier qui a été fait en allant chercher Edem Kodjo comme facilitateur, mais qui, en réalité, n’est qu’un « complicateur ». C’était un coup d’épée dans l’eau. Maintenant, il faut revenir sur la voie de la raison et envisager un dialogue réel, vrai, avec l’opposition qui représente la majorité de la population et espérer une fin heureuse du mandat de Joseph Kabila.

« Kinshasa et Brazzaville sont les capitales les plus rapprochées au monde »

Ces concertations ont-elles commencé ?

Oui. Elles ont commencé. Il y a deux jours, les évêques de la Conférence épiscopale congolaise sont passés à Limete, quartier général où se trouve le siège de l’UDPS, pour rencontrer Etienne Tshisékédi, Président du grand Rassemblement qui est une union de la vraie opposition. Malheureusement, j’étais déjà au Burkina Faso et je n’ai pas toutes les informations.

Dos Santos et Denis Sassou Nguesso sont présentés comme des dictateurs en chef sur le continent. Mais au regard de ce que vous venez de dire, peut-on croire que ces deux chefs d’Etat sont des adjuvants de l’opposition congolaise ?

Non. Je ne vais pas faire des réflexions à haute voix sur ce que sont ces grands présidents dans leurs pays respectifs. Je veux dire qu’étant présidents de pays limitrophes du Congo, ils se sentent directement concernés par ce qui se passe au Congo dans la mesure où, si demain il y a des débordements, nous ne le souhaitons pas, ils seront les premiers à en subir les conséquences. Kinshasa et Brazzaville sont les capitales les plus rapprochées au monde. En cinq minutes, on passe de Kinshasa à Brazzaville par le fleuve. Et donc, s’il y a des émeutes ou un soulèvement, Brazzaville qui n’a qu’un million d’habitants, va recevoir tout le flot de la population de Kinshasa qui en compte 13 millions. Vous imaginez comment cela peut déséquilibrer ce pays. Idem pour l’Angola qui a 2 000 kilomètres de frontière avec nous et il y a des villages qui se trouvent à cheval sur cette frontière et peuvent en ressentir les conséquences. On ne peut pas envisager une solution au Congo sans tenir compte de ses voisins.

Avez-vous les moyens financier, social et politique de votre lutte ?

Quand on mène un combat de cette ampleur, on ne se pose pas de questions sur les moyens financiers. Le combat de l’UDPS a commencé en 1980 par 13 parlementaires du MPR, parti unique. Ils se sont révoltés face à la situation qui prévalait à l’époque. Ils ont pris leur courage en écrivant une lettre au Maréchal défunt Mobutu, pour lui dépeindre la situation. A cause de cela, les 13 parlementaires et leurs familles ont subi des brimades, des intimidations. A cette époque, Mobutu était l’un des chefs d’Etat les plus puissants en Afrique, aussi bien au niveau de sa finance que de son armée. Ils sont allés en guerre contre cette dictature et huit (8) ans après, soit en 1990, nous avions « la démocratie »,c’est-à-dire une déclaration de Mobutu qui contredisait toutes ses autres déclarations précédentes par lesquelles, il jurait que de son vivant, il n’y aurait jamais de démocratie au Zaïre. Mais nous l’avons obtenue sans avoir les mêmes moyens ni la même puissance de feu que lui. Nous ne nous posons pas beaucoup de questions parce que nous pensons que le peuple qui est le souverain primaire, est l’arme la plus redoutable qui soit face à n’importe quels moyens déployés.

Ne craignez-vous pas de voir vos militants détournés de la lutte par le pouvoir ?

L’UDPS a été créée le 15 février 1982 et 34 ans après, nous sommes toujours le parti le plus important de la République démocratique du Congo (RDC). Je ne pense pas qu’il y aura essoufflement. Nous avons gagné les élections de 2011. Malheureusement, la dictature s’est imposée. Le peuple qui a été brimé et frustré, est en train de prendre sa revanche sur les dictatures et sur l’histoire. Je crois que les évènements du 19 septembre ont été un tournant dans l’Histoire de notre pays par rapport aux relations entre la dictature et le peuple. Si nous avons une grande partie de la Communauté internationale qui soutient un vrai dialogue avec la vraie opposition, c’est parce qu’elle a compris de quel côté se trouve le peuple et ce ne sera plus possible de continuer à opprimer et à museler le peuple, au risque de voir des débordements incontrôlables. 34 ans après la naissance de notre parti, nous sommes en train  de gagner notre pari.

Avez-vous des nouvelles de Moïse Katumbi et quand l’avez-vous rencontré ?

Oui, j’ai des nouvelles de Moïse que j’ai rencontré dimanche (ndlr : 6 novembre). Nous avons suivi la victoire du  Tout-Puissant Mazembé ensemble et  je crois que son retour est imminent.

Est-ce qu’il y a une synergie d’actions entre votre parti et des opposants comme Moïse Katumbi ?

Le Rassemblement est un grand ensemble qui comprend les partis d’opposition et dans lequel il y a deux grands courants ; le courant : tshisékédiste et le courant katumbiste. C’est en joignant nos efforts qu’est né ce mouvement.

Que pensez-vous de Vital Kamerhé ?

C’est un acteur politique qui est très ambitieux voire trop ambitieux, au point de parfois perdre le fil de ses idées. On ne peut pas vouloir d’une chose et de son contraire. Vital Kamerhé  a longtemps vilipendé l’idée d’un dialogue et pour finir, il va à ce dialogue sans prendre une quelconque précaution parce qu’en allant à ce dialogue, il a offert à Kabila tout ce qu’il dénonçait avant. Au nom de ses ambitions personnelles, il convoitait le poste de Premier ministre mais il est en train de risquer maintenant sa carrière et sa réputation.

« Le premier congrès du parti s’est tenu en 2010 et là, nous avons eu les élections»

Que pensez-vous d’Edem Kodjo ?

Je pense qu’au soir de sa vie, il a raté une occasion de sortir grandi. Après le scandale de la République arabe Sahraoui qui a posé beaucoup de torts à l’Union africaine, l’OUA à l’époque, aujourd’hui, le dialogue de Kinshasa que nous avons rebaptisé « monologue », n’est pas un bilan reluisant pour lui. Je crois qu’il a raté l’occasion de sortir grandi, à cause de ce malheureux épisode.

En quoi la position de l’Eglise catholique vous conforte-t-elle dans votre lutte ?

Elle nous conforte dans la mesure où si vous analysez toutes ses sorties, l’Eglise catholique a toujours tenu au respect de la Constitution. Nous voyons très mal que cette Eglise, qui est une grande institution pour notre pays, puisse aller à l’encontre de la volonté de ses fidèles et de ses propres décisions. Elle a une position claire et tranchée sur le respect de la Constitution. Nous avons confiance en sa lucidité et sans qu’elle ne penche en notre faveur, nous pensons qu’elle pourra amener les uns et les autres à la sagesse.

Comment expliquez-vous qu’il n’y ait pas, jusqu’à ce jour, une alternance au sommet de l’UDPS au regard de l’âge avancé d’Etienne Tchisékédi ?

L’UDPS est un parti qui a été créé dans un contexte dictatorial. Lorsque ce parti a été créé, ce n’est pas Etienne Tshisékédi qui en était le président. La première fois qu’Etienne apparaît au sommet de ce parti, c’est lorsque les fondateurs, après le 24 avril 1990, pour rendre la tâche de Mobutu difficile, ont créé un directoire de quatre (4) membres. C’est à partir de ce moment qu’Etienne Tshisékédi devient co-président du parti. Ensuite, il y a eu l’avènement de la période démocratique et le directoire allait en s’effritant au fil des années, jusqu’à l’arrivée du FDL. Et par la force des choses et des circonstances, Tshisékédi se retrouve seul. Le premier congrès du parti s’est tenu en 2010 et là, nous avons eu des élections et Etienne Tshisékédi a été, pour la première fois, élu président de l’UDPS et désigné candidat pour les élections de 2011. Et depuis lors, nous nous battons dans ce contexte. Et entre-temps, le président est tombé malade, il est resté convalescent à l’extérieur du pays pendant deux ans et là, il revient pour préparer un autre congrès qui va décider soit de son maintien ou de l’élection d’un nouveau président.

Etes-vous dans les starting-blocks ?

Pour lui succéder ? Non, pas pour le moment. D’ailleurs, je viens tout nouvellement d’être désigné Secrétaire général adjoint chargé des problèmes politiques et diplomatiques ainsi que de la communication et des problèmes juridiques. Avant cela, j’étais Secrétaire national aux relations extérieures. J’apprends le métier et je suis très content là où je suis. Et je ne suis pas encore pressé de devenir le président de ce parti.

Jusqu’au soir de sa vie, Etienne Tshisékédi n’a pas encore réussi à devenir président. Il est désigné comme le candidat malheureux. Qu’en-pensez-vous ?

Je crois qu’au contraire, actuellement, il doit être un homme très heureux. Le peuple a pris conscience et c’était cela son plus grand combat : conscientiser le peuple congolais pour un Etat de droit. Ensuite, président, il l’est symboliquement puisque nous avons gagné les élections de 2011. C’est une victoire symbolique certes, mais qui couronne des années d’efforts et de sacrifices. Enfin, nous n’avons pas abandonné le rêve d’en faire un président de la République démocratique du Congo. Je crois que ce rêve est permis et il se réalisera dans un très prochain avenir.

Malgré son âge avancé ?

Oui. Il est toujours aux commandes et ce n’est pas le premier président octogénaire que nous avons en Afrique et dans le monde. Sauf s’il change d’avis, c’est lui le prochain candidat du Rassemblement à la présidentielle prochaine que nous souhaitons l’année prochaine puisque, techniquement, ce n’est plus possible de l’organiser à cause de Kabila qui a tout saboté.

« Le Burkina Faso a été un cas d’école et nous sommes presque dans la même situation »

Quelle sera votre stratégie au cas où Kabila décidera de rester au pouvoir au lendemain du 19 décembre prochain ?

En premier lieu, nous ne le reconnaîtrons plus comme président légal de la République démocratique du Congo. Et en second lieu, nous allons rendre le pays ingouvernable par lui. Ce, par des actions pacifiques. Et nous comptons sur les amis de la démocratie et les camarades de lutte.

Vous comptez sur la Communauté internationale. Ne craignez-vous pas d’être déçus par celle-ci qui, dans le cas du Gabon, a incité Jean Ping à faire des recours qui n’ont pas porté  fruit ?

Ce qui est un peu ironique, par rapport à l’Histoire, c’est qu’en 2011, c’était le même Jean Ping qui nous faisait ce genre d’entourloupe. Lorsque nous avions dénoncé le hold-up de Kabila, il nous avait aussi envoyés devant les cours et tribunaux. Contrairement à lui, nous n’y sommes pas allés parce que nous savions que les juridictions étaient des instruments aux mains de Kabila. D’ailleurs, n’avaient que deux jours pour répondre au recours de Vital Kamerhé, malgré l’immensité du territoire de la RDC. Jean Ping qui était président de la Commission de l’Union africaine semblait avaliser ce genre de comédie. Aujourd’hui qu’il en est victime, je crois que c’est l’arroseur arrosé.

Le combat que nous menons est basé sur la Constitution et rien ne peut nous contredire. Kabila doit partir. Il n’y a pas de prolongation ni de négociation pour le repositionner. Il doit y avoir une Transition sans lui, qui va mener à des élections crédibles.

Quelles leçons tirez-vous de l’insurrection populaire du Burkina Faso ?

Le Burkina Faso a été un cas d’école et nous sommes presque dans la même situation, c’est-à-dire un dictateur qui refuse de respecter la Constitution et qui essaie de la modifier pour se positionner ad vitam aeternam. Ce qui s’est passé au Burkina Faso est un grand enseignement pour toute l’Afrique. Cela a fait des émules parce que cela a encouragé des populations d’ailleurs à résister contre les tentatives dictatoriales. Il est vrai que cela ne réussit pas partout, mais le dernier mot appartient toujours au peuple. Au Gabon, au Burundi comme en République démocratique du Congo. On peut tromper une partie du peuple pendant un temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps.

Mais Ouagadougou n’est pas Kinshasa ?

Les peuples sont les mêmes partout, avec les mêmes aspirations, les mêmes rêves et les mêmes espoirs. Nous vivons à l’heure de l’internet et si le peuple congolais voit comment ça avance au Burkina Faso, il pourrait aspirer à vivre aussi bien que le peuple frère du Burkina Faso.

Quelle sera votre prochaine destination ?

Après Ouagadougou, je repasse par Bruxelles avant de descendre sur Kinshasa pour donner le deuxième carton jaune à Kabila le 19 novembre prochain, en attendant le carton rouge du 19 décembre.

Que pensez-vous du possible revirement de Lambert Mendé ?

Lambert Mendé est habitué à ce genre de revirement. Quand on voit son parcours atypique, on se rend compte que c’est quelqu’un qui n’a pas d’idéal. C’est quelqu’un qui évolue au gré des régimes parce qu’il aimerait bien retourner sa veste pour se positionner dans le régime qui arrive au pouvoir. Il y a longtemps que nous, à l’opposition, avons cessé de faire attention à ce que dit monsieur Lambert Mendé.

Donald Trump, le candidat des républicains, vient d’être élu 45e président des Etats-Unis. Quel commentaire en  faites-vous ?

C’est le peuple américain qui a décidé et nous ne pouvons que nous incliner et espérer que cette élection fasse avancer les choses pour nous Africains.

Que pensez-vous des Editions « Le Pays » ?

C’est un journal qui est une référence. Nous vous suivons. Cela fait énormément plaisir. Dans la revue de presse de RFI, le pays est souvent repris sans oublier vos confrères congolais qui reprennent souvent vos articles ou certains passages des articles. Vous êtes une référence et je vous souhaite bon vent et que Dieu vous accompagne.

Propos recueillis par Françoise DEMBELE

Légende

1- « Après le 19 décembre, nous ne le reconnaîtrons plus comme président légal de la République démocratique du Congo » (Ph. A. Ouédraogo) 

2- « L’insurrection populaire du Burkina Faso est un grand enseignement pour toute l’Afrique »

source: http://lepays.bf/

2 Commentaires

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  • FelixTshisekedi et son pere nous ont fait perdre du temps pour faire partir le regime de joseph kabila. Dire que le pays sera ingouvernable par Kabila apres le 19 decembre ne signifie pas que kqbila sera absent. Le manque de concensus et d’unite’ au sein de l’opposition a servi à kabila de tenir mordicus au glissement. Et les Tshisekedi ne mesurent pas l’ampleur de l’inconnue qui adviendrait s’ils ne comptent que sur la mobilisation populaire, qui souvent n’inquiète pas un pouvoir qui n’a plus rien à sauver.

  • Oui,un bon parleur !
    Kabila doit partir, c’est ça votre slogan, vous faites quoi après, dites nous comment ?
    Avec quelle légitimité allez-vous remplacer Kabila, vous vous substituer à la constitution ?