Ntaganda est jugé à la CPI pour avoir utilisé des enfants soldats, détenu des esclaves sexuels et commis des meurtres en République démocratique du Congo entre 2002 et 2003.

La procureure en chef de la CPI, Fatou Bensouda, a mentionné dans un dossier qu’une enquête sur les conversations téléphoniques de Ntaganda, en détention, révélait son implication “dans un vaste plan visant à pervertir le cours de la justice, notamment en formant des témoins potentiels.’‘

La procureure générale a demandé que des “mesures appropriées” soient prises pour “préserver l’intégrité” du procès. L’accusé et ses avocats n’ont pour l’instant pas réagi à ces allégations .

Ntaganda a observé une grève de la faim en septembre dernier pour protester contre les restrictions imposées à ses appels téléphoniques et à ses droits de visite.

Ces allégations de la CPI interviennet après l’accusation par la Cour, de l’ancien vice-président de la RDC, Jean Pierre Bemba, écroué pour les mêmes charges.