L’élu du peuple a fait cette déclaration dans son mot d’ouverture du débat sur cette question, lors d’une séance plénière de l’Assemblée Nationale consacrée à l’audition de ce membre du Gouvernement de la République.

Il a précisé que la réponse du vice-premier ministre Willy Makiashi ne cadre pas avec la question posée et qu’au lieu de chercher à encadrer les jeunes chômeurs, le Gouvernement utilise plutôt les services de sécurité pour les fouetter et les torturer.

« Vu le nombre croissant des demandeurs d’emploi, soit 2 100 000 par année, combien de postes y afférant ont-ils créés annuellement et quels sont les mécanismes ainsi que les critères d’accès à ces nouveaux postes ? », a interrogé Muhindo Mulemberi Vahumawa Paul.

L’auteur de la question orale avec débat a commencé par démontrer que, chaque année, les universités, les instituts supérieurs, les écoles d’application, déversent sur le marché d’emploi congolais près de 2 100 000 demandeurs, sans espoir d’être embauchés et cet effectif s’accroit au fur et à mesure que les années se succèdent.

Selon l’auteur de la question, ce manque d’espoir crée dans la plupart des jeunes  et adultes le goût de migrer vers les pays occidentaux en vue d’y trouver des emplois sûrs. Ces migrants clandestins recourent à des méthodes qui souillent l’image du pays et se révèlent fatales pour eux-mêmes.

Willy Makiashi a, pour finir, demandé et obtenu un délai de 48 heures afin de réunir des éléments de réponse nécessaires aux préoccupations de Muhindo Mulemberi Vahumawa Paul et celles d’autres députés nationaux, soulevées lors du débat qui s’en est suivi.

Par Marcel Tshishiku