Pour différents responsables de l’ONU, il s’agit d’une atteinte à la constitution et aux droits de l’homme. Le camp présidentiel a réagi ce samedi 5 novembre au cours d’un point de presse animé par l’ambassadeur André Alain Atundu, le porte-parole de la MP. Pour lui, l’interdiction du meeting du Rassemblement est légale et légitime. Elle se justifie pour prévenir de «graves atteintes à l’ordre public» et empêcher que «des actes terroristes» ne se commettent a déclaré Atundu. Pour le porte-parole de la MP, il s’agit d’épargner des vies humaines.

La restriction de l’espace des libertés publiques, est une «décision difficile» reconnaît Atundu. Mais pleinement justifiée assume-t-il, en rappelant les événements de septembre, événements qu’il qualifie «d’expérience traumatisante». Alors l’ancien patron de la Gécamines, ne comprend pas pourquoi la communauté internationale a pris fait et cause pour l’Opposition «radicalisée». D’autant plus que cette question relève des affaires intérieures d’un État. Atundu fustige la partialité de la communauté internationale qui d’après lui n’a pas adopté la même position lorsque le même gouverneur de la ville avait interdit les manifestations de la Majorité présidentielle. Pour l’ambassadeur Atundu, la communauté internationale, par ses prises de position, contribue à radicaliser le Rassemblement.

Elle sape le travail du président Kabila et ne favorise pas un climat apaisé soutient-il. Qu’à cela ne tienne, la Majorité présidentielle fera prévaloir la sécurité sur toute autre considération affirme Atundu. « Salus populi suprema lex:il n’y pas de loi supérieure à la sécurité des paisibles citoyens» a-t- il conclu.
(Ci-dessous la déclaration de l’ambassadeur Atundu)

received_1160165487404403received_1160165717404380

received_1160165890737696

Israël Mutala