Les Etats-Unis sont “choqués et extrêmement préoccupés par l’obstruction physique et les agressions verbales” dont M. Perriello a été la cible dimanche en quittant l’aéroport N’djili de Kinshasa, a déclaré dans un communiqué John Kirby, porte-parole du Département d’Etat américain. “Le gouvernement américain proteste dans les termes les plus forts contre le traitement réservé à son envoyé”, selon le communiqué. Durant son séjour à Kinshasa, M. Perriello a rencontré toutes sortes de personnalités du gouvernement, de l’opposition, de la société civile et des organisations internationales, afin de les encourager à participer au dialogue qui vise à organiser des élections présidentielles aussi vite qu’il sera techniquement possible, a déclaré M. Kirby.

Les Etats-Unis considèrent que tous ceux qui se sont rendus coupables de violences ou d’actes de répression doivent rendre des comptes. Ils restent prêts à imposer de nouvelles sanctions ciblées en RDC, a-t-il souligné. M. Kirby a également exprimé sa déception face à l’échec de la Commission électorale de RDC à annoncer lundi un calendrier électoral, comme le demandait pourtant la constitution. Au moins 17 personnes, dont trois policiers, ont été tués lundi dans de violents heurts entre la police et les manifestants à Kinshasa. Fin