Quand la majorité cède la présidence à vie de Joseph Kabila

Il était trop attendu. Finalement, l’acte posé par la majorité a valeur de victoire pour l’opposition. Trop acculé, le pouvoir a voulu montrer à son tour qu’il n’avait nullement l’intention de bloquer la machine. Première leçon à tirer, plus de présidence à vie pour Kabila.

Impossible pour le président de se représenter. Ouf de soulagement surtout pour la communauté internationale qui poussait pour contrer le sortant à ne pas briguer un troisième mandat. Deuxième leçon, le Rassemblement doit revoir aussi ses calculs et ses revendications. Les indications pour le départ de Kabila sont claires. Le prétexte risque d’être vidé. L’expertise de la Francophonie ayant déjà conclu à l’impossibilité d’organiser les élections dans le délai constitutionnel.

Il ne reste que ce gage, cet accord porté comme un bébé par la communauté internationale pour déterminer le rythme électoral. Après la guerre sur les dates fétiches, le bon front serait désormais de se lancer dans la préparation des élections. Et si la CENI surprenait avec la publication du calendrier électoral, le débat serait clos. La logique de la rue va se planter. Les alliances vont se faire et se défaire. Mieux, la classe politique va se recomposer larguant sur le marché de la transhumance politique une marmaille de vagabonds politiques à la recherche du candidat le mieux placé pour remplacer Kabila.

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