On en parle à la Cité de l’UA : tous ministres !

L’idée de la mise en place d’une nouvelle transition et, naturellement, d’un nouveau gouvernement hante les esprits de pratiquement tous les participants au dialogue qui se tient, depuis le jeudi 1er septembre 2016, à la Cité de l’Union Africaine.

La guerre des quotas aussi bien au sein de la Majorité Présidentielle, de la multitude des partis et regroupements politiques de l’Opposition que des organisations de la société civile avait pour enjeu caché la course aux postes ministériels. Les différentes « moutures » gouvernementales en circulation dans les médias, les réseaux sociaux comme sous les manteaux, bien qu’apparemment irréalistes, traduisent en réalité les querelles des coulisses entre candidats ministrables.

 Le « glissement » du calendrier électoral étant acquis, la grande inconnue reste la satisfaction des ambitions politiques des participants, qui se livrent une lutte sans merci pour l’occupation de la Primature pour certains, des vice-Primature, ministères d’Etat, et des ministères et vice-ministères pour les moins ambitieux.
A en croire des indiscrétions en circulation à la Cité de l’Union Africaine, la suspension du dialogue aurait aussi pour cause l’incertitude, pour nombre d’opposants, de prendre la direction de la Primature ou de siéger dans le futur gouvernement de transition. Les pourparlers seraient fort serrés entre la Majorité Présidentielle et l’Opposition pour le partage du gâteau gouvernemental.
En tous les cas, personne n’entend rentrer bredouille de la Cité de l’Union Africaine. Dans cette fièvre de la recherche du gain facile, il sera difficile pour le Chef de l’Etat, le Facilitateur, le Groupe de Soutien à la Facilitation, les co-modérateurs et les co-modérateurs adjoints, les présidents et vice-présidents des commissions thématiques, de dégager une liste ministérielle consensuelle pour rencontrer les attentes des candidats « ministrables ». Il faudra, pour assouvir les appétits des « dialogueurs », mettre en place un gouvernement éléphantesque.
Il n’est plus étonnant d’avoir, dans ce pays, une équipe de 50 à 60 ministres. Certains observateurs pensent que pour ne pas créer des foyers de mécontentement, comme c’était le cas au terme des Concertations Nationales, il serait indiqué, pour le futur Premier ministre, de former un gouvernement de 280 ministres. Ainsi donc, tous les participants au dialogue seraient ministres et personne n’aurait à se plaindre.
Cela constituerait aussi une innovation au sein du microcosme politique congolais, où les fonctions politiques sont devenues les plus rémunératrices sur l’échelle nationale des salaires.
Kimp

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