Trois questions principales ont fait l’objet des discussions dans cette commission à savoir : le fichier électoral, la séquence des élections ainsi que le budget et le financement du processus électoral.

Les délégués de toutes les composantes ont également recommandé au gouvernement, en ce qui concerne le financement des élections, de mettre à la disposition de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) un budget conséquent et de le décaisser à temps opportun afin de permettre à celle-ci d’organiser les élections dans le calendrier qui sera fixé.

Quant à la séquence des élections, il s’est dégagé une large majorité qui soutient que l’on commence de la base au sommet, c’est-à-dire, des élections provinciales couplées des locales et communales pour terminer avec la présidentielle et les législatives nationales.

Il s’agit de la composante Majorité présidentielle, des personnalités et une grande partie de la société civile.

Pour les tenants de cette thèse, il faut épuiser les arriérés électoraux. En outre, pour des raisons d’équité et de justice électorale, la CENI qui avait enregistré en 2015 plus 24.000 candidatures aux élections provinciales ainsi que leurs cautions doit accorder priorité à celles-ci.

Tandis que l’opposition juge important de commencer par la présidentielle qui est « la raison d’être de ces assises ». Celle-ci est rejointe par une infime partie de la société civile qui partage cet avis.

Pour eux, la CENI devra commencer par l’élection présidentielle couplée des législatives nationales et provinciales.

Par ailleurs, la commission « Sécurité » dirigée par Moïse Nyarugabo de l’opposition politique et  Léonard Mashako Mamba de la MP, a traité de la question de l’insécurité causée par des groupes armés dans l’Est de la RDC, de la sécurité des personnes et des biens sur toute l’étendue du territoire national ainsi que de la sécurité du processus électoral.

La commission « Confiance et équité », dirigée par Raymond Tshibanda de la MP et Mokonda Bonza de l’opposition a traité, pour sa part, de questions liées aux mesures de décrispation, notamment la réouverture des médias fermés, la libération des prisonniers politiques et d’opinion. ACP/Fng/Kayu/May