Le dernier cas en date est celui vécu dans la nuit du mardi 30 au mercredi 31 Août 2016 à Tshela, une cité située à 210 Km de Matadi, capitale de la province du Kongo Central, où des dizaines de prisonniers ont profité du profond sommeil des éléments de la police et des Fardc commis à leur garde pour escalader sans beaucoup trop de peines le mur fissuré et fatigué par le poids de l’âge de cette prison, avant de s’évaporer en toute quiétude dans la nature.

Pour moult observateurs, le délabrement très avancé dans lequel se trouvent la plupart de ces maisons carcérales, datant de l’époque coloniale, serait à la base de cette situation. D’autant plus que le budget, généralement très insignifiant, alloué aux travaux de réhabilitation des prisons de la RD Congo ne permet nullement à tous ceux qui en ont la gestion dans leurs attributions de s’en sortir.

A noter que de toutes les prisons encore opérationnelles en RD Congo, très peu seulement présentent une belle physionomie grâce à la bonne foi non pas seulement des autorités de la Monusco, mais aussi d’autres organismes tant nationaux qu’internationaux qui ont mis le paquet pour sauver les meubles.

Par Dieudonné Muaka Dimbi