Dans un communiqué diffusé ce mardi 6 septembre à Kinshasa, la Conférence épiscopale nationale du Congo  CENCO a réaffirmé son appel pour «un dialogue inclusif», respectueux les dispositions de la constitution du 18 février 2006. «La CENCO ne pourra pas maintenir sa participation à ce dialogue si le respect de ces exigences fondamentales n’était pas assuré», précise ledit communiqué. Pour organiser un «dialogue national franc et sincère, susceptible de résoudre la crise actuelle que connaît le pays», les évêques catholiques convient toutes les parties prenantes à assurer son caractère inclusif. Ces exigences sont également mentionnées dans l’Accord-cadre d’Addis-Abeba et la Résolution 2277 du Conseil de sécurité de l’ONU, commente un analyste. La CENCO Est d’avis qu’un «dialogue incluant les grandes familles politiques de l’opposition donnerait plus de chance au pays d’aboutir à la résolution de la crise actuelle de manière consensuelle et durable». Allusion faite au rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, l’UDPS et alliés, le G7 et autres.

Dans cette logique, la CENCO apprécie les «gestes encourageants posés par le Gouvernement» en libérant certains prisonniers politiques et d’opinion tout réclamant que ces mesures de grâce soient également étendues à «d’autres personnes se trouvant dans les mêmes conditions». La position de la CENCO est claire: «le dialogue devrait se dérouler dans le respect absolu du cadre constitutionnel». Les évêques tablent sur les articles verrouillés de la constitution ayant trait au mandat présidentiel et l’alternance démocratique au pouvoir.

Le facilitateur togolais Edem Kodjo a démarré les travaux du comité préparatoires puis le dialogue proprement dit sans les délégués du Rassemblement et G7. Certains députés MLC y prenant part ont été radiés de ce parti au motif qu’ils sont allés à ce forum sans l’aval de la hiérarchie du parti. Etienne Tshisekedi, président du comité des sages du Rassemblement, conditionne sa participation à ce forum entre autres au respect de la constitution et à la libération de tous les prisonniers politiques et d’opinion. Le rassemblement a également récusé Edem Kodjo qu’il accuse d’être pro pouvoir en place et invite l’Union africaine à désigner un autre facilitateur.
Octave MUKENDI