Calendrier électoral: Nangaa corrige Kabila

Alors que le président Joseph Kabila affirme que la publication du calendrier électoral dépend des opérations de révision du fichier électoral, Corneille Nangaa, le président de la Céni, a un point de vue contraire.

Les propos tenus dernièrement à Kasese (Ouganda) par le chef de l’Etat, Joseph Kabila, ont presque jeté de l’huile au feu dans le dossier du calendrier électoral en République démocratique du Congo.

Depuis Gbadolite, Corneille Nangaa essaie de se démarquer du président Kabila, dont les propos ont été dénoncés par l’Oppositio. Selon Corneille Nangaa,  seul un « consensus politique permettra à la Céni de rendre enfin public » ce fameux calendrier.

Propos contredisant le président Kabila qui liait plutôt cette opération au bouclage définitif des opérations d’enrôlement des électeurs.

« Nous allons publier le calendrier électoral. Nous ne fermons pas les oreilles à ce que nous disent les uns et les autres. Nous avons bénéficié ici d’un appui important de la communauté internationale, qui a déployé deux missions concertées : Nations unies et OIF. Le rapport donné par ces experts indique plus ou moins en son point 50, que la publication unilatérale aujourd’hui du calendrier électoral par la Céni, avant le consensus, est un problème. Et que ce n‘est pas souhaité. Ils proposent que la Céni attende qu’on ait un consensus là-dessus », déclare Corneille Nangaa.

A la question de savoir si l’existence de ce rapport International justifie le retard de la Céni à remplir ses obligations constitutionnelles, Corneille Nangaa rétorque que les choses seront faites en temps voulu, une fois les préalables remplis.

« Les obligations constitutionnelles, il faut les avoir toutes. La Constitution demande à la Ceni de constituer le fichier électoral. Il donne même la séquence des activités électorales, dont l’enrôlement des électeurs et les différents scrutins. L’article 73 indique aussi qu’il faut qu’on convoque l’électorat, pour ce qui concerne plus ou moins l’élection du président de la République, 90 jours avant la fin du mandat du président en exercice. Qui, on ne peut pas convoquer quelque chose qui n’existe pas. Nous sommes en train de travailler pour avoir les préalables et nous allons convoquer l’électorat dès que possible », explique le président de la CENI

L’opposition de son côté,  continue à soupçonner le président de la République, le gouvernement et la Céni de tout faire pour retarder l’élection et permettre à Joseph Kabila de se maintenir au-delà de son deuxième et dernier’ mandat constitutionnel. Au cœur de cette polémique, il y a la Céni, pouvoir organisateur des élections en RDC. Principale cible des uns et des autres, Corneille Nangaa doit aujourd’hui rassurer pour rétablir la crédibilité de son institution.

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