Etienne Tshisekedi devant la justice pour « faux et usage de faux »

DIRECT.CD — L’opposant Etienne Tshisekedi fait face à une action judiciaire lancée contre lui devant le tribunal de Matete, rapporte la presse kinoise.

A la tête de cette action, André Kalonzo que des frondeurs  de l’Union pour la Démocratie et le Progrès social (UDPS) ont désigné en janvier dernier comme nouveau président « provisoire », évinçant Etienne Tshisekedi de la direction du parti.

Ces cadres et membres de l’UDPS, dont la plupart vivent en exil en Europe ou au Canada, ont organisé un « conclave » à Bruxelles du 18 au 20 septembre qui a clôturé ses travaux en désignant un président provisoire, « après avoir fait le constat d’une vacance de leadership à la tête du parti, sur base de nombreux éléments et faits ».

Ces-mêmes frondeurs avaient déjà porté plainte à Bruxelles contre Etienne Tshisekedi pour « faux » et « usage de faux », « escroquerie », et « vol et/ou extorsion ».

C’est alors que André Kalonzo portera une seconde plainte à Kinshasa, avec entre autres comme motif: des soupçons de malversations financières dans « l’entourage proche » d’Etienne Tshisekedi.

Lors d’un entretien avec les journalistes mardi 02 août à Kinshasa, M. Kalonzo a déclaré  que « la justice congolaise est testée dans ce cas ou elle doit dire le droit pour trancher un cas de falsification des Statuts du parti par celui qui fut le président du parti élu au congrès de 2010 et qui s’est mis au dessus de ce congrès. »

L’affaire est inscrite à l’extrait du rôle, sous le RP 307291. L’accusé  n’a pas pointé présence à l’audience. Il semble que le greffier qui devrait signifier la partie Tshisekedi a rencontré quelques obstacles de la part des parlementaires-débout au niveau de la commune de Limete, rapport notamment le journal CongoNews

 »Notre démarche c’est pour faire revenir notre parti UDPS à la légalité, choisir un leadership intègre et espérer conquérir le pouvoir, pour l’instauration d’un véritable Etat des droits », a expliqué Kalonzo.

A Bruxelles, l’avocat des plaignants renseignait qu’un « examen de la compatibilité de l’UDPS a fait apparaître des mouvements suspects » et « des dépenses injustifiées ».

Ce n’est pas la première fois que les frondeurs de l’UDPS désavouent publiquement Etienne Tshisekedi. En septembre dernier, ils avaient même désigné un président intérimaire pour lui succéder. Déjà à l’époque, ils reprochaient au sphinx de Limete d’avoir « unilatéralement modifié » les statuts du parti, le détournant ainsi de son objectif historique à savoir « la conquête, l’exercice et la conservation démocratique du pouvoir ».