RÉVÉLATIONS. De Bruxelles à Kinshasa, dans les coulisses de l’opposition,  une guerre très froide fait rage entre Vital Kamerhe et Moïse Katumbi. 

Tout commence la veille du Conclave de l’opposition destiné à accorder celle-ci dans le cadre du Dialogue politique national inclusif. Dans les coulisses de rencontre, l’UNC (Union pour la nation congolaise, une dizaine de députés), a délégué son secrétaire général, Jean-Bertrand Ewanga, mais son chef Vital Kamerhe Lwa-Kanyiginyi accuse celui-ci Ewanga d’avoir été «acheté» comme le député Claudel Lubaya, un autre UNC qui ont rejoint l’ex-gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi.

A Kinshasa, des jeunes UNC ont littéralement couvert d’injures l’ancien gouverneur du Katanga l’accusant – comme jamais sur des médias – de «ne disposer d’aucun diplôme universitaire» et de croire après le Mzee Laurent-Désiré Kabila et le président Joseph Kabila Kabange qu’«un troisième président du Congo pouvait encore venir d’affilée du Katanga».

Ils l’ont accusé d’user de corruption pour «se payer des opposants» et de «miser sur le foot pour devenir le chef de l’opposition congolaise». «A l’heure où des chefs d’Etat africains sont des docteurs en droit ou des ingénieurs, le Congo ne saurait se permettre d’avoir un illettré à sa tête», ont déclaré ces jeunes étiquetés UNC.

Cette escalade, occultée l’issue du Conclave et malgré un discours qui s’est voulu rassembleur, les divisions qui parcourent les factions de l’opposition n’étaient pas levées.

Avec Le Soft International